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Négociations sur le Kosovo: c'est l'échec

Les ultimes discussions serbo-kosovares sur le statut du Kosovo se sont terminées sans accord samedi à Vienne.

Le médiateur de l'ONU Martti Ahtisaari a indiqué qu'il allait transmettre en mars son plan sur l'avenir de la province au Conseil de sécurité des Nations unies.

«J'ai le regret de dire qu'il n'y avait pas de volonté de la part des parties d'abandonner leurs positions antérieures» a indiqué M. Ahtisaari lors de la conférence de presse à l'issue d'une dernière réunion avec les dirigeants kosovars et serbes.

«Je n'ai plus aucun doute qu'il n'y a pas de terrain d'entente commun aux positions des deux parties», ajouté M.Ahtisaari. Le médiateur a indiqué qu'il entendait remettre «dans le courant du mois» son plan au Conseil de sécurité.

Cette dernière rencontre à Vienne était considérée comme le dernier moment pour arracher un accord aux parties. Le 2 mars, à l'issue d'une semaine de négociations, M. Ahtisaari avait déjà constaté que «les positions des deux délégations restaient diamétralement opposées».

Large souveraineté

Le plan élaboré par M. Ahtisaari propose une large souveraineté du Kosovo sous surveillance internationale dirigée par l'Union européenne, pour cette province du sud de la Serbie peuplée à 90 % d'Albanais et représentant 15 % du territoire serbe.

Le document préconise aussi que le Kosovo puisse adhérer aux organisations internationales, se doter d'une Constitution, d'un drapeau et d'un hymne national. Certaines des municipalités serbes auraient droit à un certain degré d'autonomie et les lieux d'héritage culturel et religieux serbes jouiraient d'une protection particulière.

De même, les populations serbes déplacées (environ 100 000 personnes) auraient le droit de revenir s'installer au Kosovo. Le nouveau Kosovo, toujours selon les projets de M. Ahtisaari, devrait être pourvu d'un «département de sécurité professionnel, multiethnique et démocratique» avec une police unifiée et une petite armée de 2500 hommes.

Cependant, le maintien du droit et de l'ordre serait toujours confié à une force internationale et les 17 000 soldats de l'OTAN présents depuis l'établissement de l'administration de l'ONU en 1999 resteraient en place, au moins dans un premier temps. (ats)

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