Actualisé 22.04.2008 à 11:39

Neuchâtel: en panne de crédibilité, Valérie Garbani sera-t-elle réélue?

A 5 jours des élections communales à Neuchâtel, Valérie Garbani, présidente socialiste de la Ville, est toujours aux abonnés absents. La magistrate reste pourtant candidate à l'exécutif.

Candidate à l'exécutif de la Ville de Neuchâtel, l'actuelle présidente Valérie Garbani est toujours en arrêt maladie. Une situation qui fait suite à des révélations, la semaine dernière dans Le Temps, de ses écarts de conduite et de sa vie privée agitée. Durant son indisponibilité, la présidence du collège est assurée par le radical Pascal Sandoz.

A 5 jours des élections communales, le parti, bien que dans l'expectative, demeure confiant. «Est-ce qu'elle sera réélue ou pas?» questionne Matthieu Béguelin, président de la section locale du Parti socialiste. «D'un point de vue politique, elle présente un bon bilan qui ne justifie pas une non-réélection. Et il est mieux de juger l'action politique», estime Matthieu Béguelin. «On verra bien si l'exploitation politique de cette situation par certains adversaires va porter ses fruits», poursuit celui qui dénonce les dérives «people» de cette affaire.

Au sein du parti socialiste, les militants ont resserré les rangs à la suite de cette affaire. Et les réactions du public dans la rue démontre la sympathie de la population neuchâteloise envers sa présidente. Victime, elle bénéficie d'un fort élan de sympathie. «Le week-end dernier, des gens ont manifesté leur soutien à notre stand», note le socialiste. «Ils trouvent injuste que l'on s'acharne sur Valérie Garbani, avec des éléments de sa vie privée. Mis à part trois emails disant qu'il est honteux de la soutenir, nous recevons plutôt des réactions positives». De quoi rassurer quelque peu le parti socialiste à la veille des communales fixées au 27 avril.

Valérie Garbani encore crédible?

Que se passera-t-il ce dimanche dans les urnes? Les Neuchâtelois vont-ils soutenir une présidente qui traverse une passe difficile ou estiment-ils au contraire qu'elle n'est plus digne ni capable de gérer les destinées du chef-lieu? En tout cas, du côté du parti majoritaire, la ligne de conduite est claire. «C'est elle, Valérie Garbani, que l'on va mettre au centre des préoccupations. En cas d'élection, est-ce qu'elle aura les ressources pour l'accepter?», se demande Matthieu Béguelin. Une chose est sûre, le cas échéant, le parti se dit prêt à épauler sa candidate.

Didier Bender

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