Grand Conseil: Neuchâtel: les élèves apprendront les gestes de secours

Publié

Grand ConseilNeuchâtel: les élèves apprendront les gestes de secours

Le Grand Conseil a accepté un postulat demandant d’introduire des cours dans le cursus scolaire. Il a aussi accepté une texte demandant à la BNS de respecter l’Accord de Paris sur le climat.

Genève et le Tessin ont déjà inscrit des cours de premiers secours dans le programme scolaire. 

Genève et le Tessin ont déjà inscrit des cours de premiers secours dans le programme scolaire.

KEYSTONE
Le rapport de la BNS au climat a agité les esprits chez les députés neuchâtelois. 

Le rapport de la BNS au climat a agité les esprits chez les députés neuchâtelois.

KEYSTONE

Les députés neuchâtelois ont approuvé mercredi un postulat socialiste demandant d’introduire des cours de premiers secours dans le cursus scolaire obligatoire et postobligatoire. Ces modules visent à octroyer les bons réflexes, ce qui pourrait contribuer à faire baisser le taux de mortalité lié aux arrêts cardio-respiratoires.

Le Tessin, où la réanimation cardio-respiratoire est enseignée à l’école obligatoire, et Genève, qui a inscrit des cours de premiers secours dans le programme scolaire, ont pu arriver à un taux de survie «exceptionnel» de 40%, a déclaré le député socialiste Hassan Assumani. Le postulat a été accepté par 61 oui, 30 non et 12 abstentions.

La BNS doit tenir compte du climat

Les députés neuchâtelois ont par ailleurs accepté une recommandation demandant que le canton, comme actionnaire, intervienne auprès de la Banque nationale suisse (BNS), afin que ses placements respectent l’Accord de Paris sur le climat. Des risques financiers «significatifs» ne sont pas considérés, selon le groupe POPVertsSol.

«La BNS est un des plus larges investisseurs d’entreprises telles qu’ExxonMobil et Chevron, qui font partie des entreprises pétrolières les plus polluantes au monde. Ces investissements, prétendus neutres par la BNS, puisqu’il s’agit de placements passifs, ne le sont en réalité absolument pas», a déclaré la Verte Sera Pantillon.

«Au vu des montants faramineux investis dans des entreprises aussi néfastes pour l’environnement que la société, force est de constater que les risques pourtant significatifs ne sont pas considérés» par la BNS, peut-on lire dans le texte de la recommandation. Sera Pantillon a rappelé qu’avec la crise pétrolière liée au Covid-19, les pertes de la BNS dues aux actions pétrolières d’ExxonMobil et Chevron sont de plus de 500 millions de dollars depuis janvier.

Outre les risques environnements, le dérèglement climatique pose aussi d’immenses risques financiers, si les placements effectués n’en tiennent pas compte, a ajouté la députée.

La BNS doit rester «indépendante»

Le Conseil d’Etat était opposé à cette recommandation, pas sur le fond, mais sur la forme. Laurent Kurth a déclaré que cette question «est déjà thématisée aux assemblées générales de la BNS».

Selon le conseiller d’Etat, la BNS doit rester une institution indépendante dans la conduite de sa politique monétaire. «Cela serait assez malsain que les cantons fassent pression et fixent le cadre d’intervention de la banque centrale qui doit être défini au niveau fédéral», a ajouté Laurent Kurth.

«Sur le long terme, les ressources fossiles seront épuisées. Il est légitime d’intervenir, car les bénéfices redistribués aux cantons pourraient être menacés», a répondu Sera Pantillon. Au final, la recommandation a été acceptée par 62 voix contre 35 et huit abstentions.

(ATS/NXP)

Ton opinion