Sierre – Neuf ans de prison pour le tueur à la poêle et à la massette
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SierreNeuf ans de prison pour le tueur à la poêle et à la massette

Le ressortissant portugais qui avait ôté la vie à une de ses connaissances françaises à la suite d’une dispute a été condamné pour meurtre. Il écope d’une expulsion du territoire durant dix ans.

par
Fabrice Zwahlen
L’accusé a comparu, lundi, devant le Tribunal du district de Sierre.

L’accusé a comparu, lundi, devant le Tribunal du district de Sierre.

20min/Marvin Ancian

La dispute mortelle qui s’est déroulée en 2018 à Sierre était un meurtre et non un assassinat, selon le tribunal du district du même nom, appelé à trancher la question. La Cour a ainsi condamné à neuf ans de prison, moins trois ans passés en préventive, un trentenaire originaire du Portugal. Dans son réquisitoire, lundi, la procureure Catherine Seppey avait plaidé l’assassinat et une peine de dix ans ferme. Avocat du prévenu, Maître Dorian Zambaz n’a pu que se réjouir, en droite ligne avec sa plaidoirie, de la requalification des faits en meurtre.

La Cour devait également trancher d’autres questions subsidiaires. Concernant le renvoi du territoire suisse, celui-ci a été fixé à dix ans. L’inculpé devra verser 20’000 francs comme tort moral aux parents de la victime. Quant à son suivi psychiatrique, il s’effectuera en milieu ambulatoire fermé.

La victime faisait trop de bruit…

Le 25 novembre 2018, entre 5 et 6 heures du matin, au domicile du prévenu, l’inculpé et sa future victime s’étaient battus, ce dernier, ivre, faisant trop de bruit. Les mots s’étaient transformés en coups de poing, avant que le locataire choisisse d’utiliser une massette et une poêle pour le frapper à la tête et le tuer.

Après avoir ôté la vie, le trentenaire portugais avait traîné le corps de la victime de 38 ans vers la porte d’entrée, tenté de nettoyer une partie de son canapé maculé de sang et appelé à quatre reprises le portable du défunt. Il était ensuite sorti de chez lui et s’était notamment rendu dans un bistrot. L’alcool aidant - il a rebu une bière -, l’homme avait fini par avouer son méfait à une serveuse qui avait immédiatement interpellé cinq agents buvant un café dans le bar. La brigade avait découvert la scène de crime vers 10 heures, puis incarcéré le prévenu.

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