Actualisé 15.12.2019 à 08:05

Immeubles effondrésNeuf personnes arrêtées après le séisme en Albanie

Des constructeurs, ingénieurs et fonctionnaires sont poursuivis par la justice pour l'effondrement mortel des bâtiments à Durrës, durant le tremblement de terre.

Neuf personnes ont été arrêtées samedi en Albanie, soupçonnées d'«homicide» et d'«abus de pouvoir» après un séisme qui a fait fin novembre 51 morts et un millier de blessés, ont annoncé les autorités. Le pays est connu pour son urbanisme sauvage.

«À l'origine de l'effondrement»

Au total, 17 personnes, constructeurs, ingénieurs et fonctionnaires locaux, notamment des responsables du cadastre, sont soupçonnées dans cette enquête, a indiqué le parquet dans un communiqué. Huit suspects sont recherchés par la police.

«Il a été établi dans les enquêtes préliminaires que des abus dans le domaine des règles, des normes et des standards ont également été à l'origine de l'effondrement (...) d'immeubles qui ont fait 23 morts à Durrës», a déclaré en conférence de presse Lorenc Shehu, chef de la police de cette ville portuaire de l'est du pays.

L'Albanie démolit les bâtiments endommagés par le séisme

Des grues démolissent des bâtiments endommagés par le séisme de mardi, à Durrës en Albanie, où 27 immeubles ont été sévèrement touchés. Le tremblement de terre du 26 novembre a fait au moins 51 morts et des centaines de blessés.

Les villes de Dürres, localité touristique de 400'000 habitants sur la côte Adriatique, et Thumane, au nord de Tirana, ont été durement frappées le 26 novembre par ce séisme qui a fait aussi environ 900 blessés. Quelques 5000 personnes ont perdu leur logement. Parmi les personnes recherchées figure notamment un ingénieur qui a travaillé sur la construction de l'immeuble dans lequel habitait la famille Lala, à Dürres, dont huit membres ont été tués.

Procédures frauduleuses

Pays de 2,8 millions d'habitants, l'Albanie est connue pour son urbanisme sauvage, en particulier dans les zones touristiques sur la côte où bon nombre de maisons ont été érigées sans permis de construire et au mépris des règles de sécurité. Une fois construits, les immeubles ont souvent été légalisés par des procédures frauduleuses impliquant des responsables politiques et des fonctionnaires locaux.

Au sud du port de Dürres notamment, sur des kilomètres, des barres d'immeubles en béton, souvent vides, défigurent la côte.

La Commission européenne organisera à la mi-janvier à Tirana une conférence des donateurs pour aider à la reconstruction des zones touchées par le tremblement de terre. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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