US Open: New York sacrera-t-elle Rafael Ier ou Roger V ?
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US OpenNew York sacrera-t-elle Rafael Ier ou Roger V ?

L'US Open commence lundi à New York. Il pourrait mener l'Espagnol Rafael Nadal, N.1 mondial, à un sacre impérial, alors que le Suisse court après son premier Grand chelem de la saison.

Pour la première fois depuis 237 semaines, Federer n'entre pas dans un tournoi du Grand chelem comme tête de série N.1, en haut de tableau.L'ouragan Nadal est passé par là, dévastant tout sur son passage depuis le printemps: Monte-Carlo, Barcelone, Hambourg, Roland-Garros, Londres (Queen's et Wimbledon), Toronto, Pékin... L'An I d'un règne sans partage ?La principale victime de la tornade majorquine est Federer, battu deux fois en finale de Grand chelem, à Paris et à Londres, et qui a dû lui céder sa place de N.1 mondial. Un Federer qui se trouve dans l'oeil du cyclone et qui va tenter de montrer à New York que 2008 n'est pas son anus horribilis.L'homme aux douze titres du Grand Chelem, qui s'est certes paré d'or à Pékin mais en double, sa première bonne nouvelle depuis des mois, n'a remporté que deux tournois cette saison (Estoril et Halle), s'inclinant quatre fois en finale, quatre fois face au taureau de combat qu'est devenu Nadal.Federer, 27 ans, n'a ainsi pas battu l'Espagnol de 22 ans cette saison. Dans la ville qui ne dort jamais, un lieu idéal pour tous ces insomniaques revenant de Pékin avec de sérieux problèmes de décalage horaire, le Suisse se rêve en matador et envoie des messages rassurants.«Grapple in the Apple»«J'espère que la foule va me porter vers une nouvelle victoire ici, j'aime ce public. On n'en croise pas souvent des comme ça dans la saison, dit-il. Je sais comment entrer dans un tournoi du Grand chelem, je reste positif.»«Rafa fait une superbe saison, il mérite sa place de N.1», admet aussi le Suisse, qui attend toutefois de voir comment Nadal va gérer ce que lui a vécu pendant près de cinq ans: «On attendait que je gagne partout où je m'alignais, sauf peut-être sur la terre où Rafa était déjà au top. Maintenant, c'est à lui de gérer ça, on voir voir comment il s'y prend».Le combat des chefs a déjà un nom. «Grapple in the Apple», «grapple» pour la bataille, «Apple» pour la pomme. La Grosse Pomme étant le surnom de la ville. C'est le promoteur de boxe Don King, inventeur du «rumble in the jungle» entre Ali et Frazier à Kinshasa en 1974, qui a ainsi baptisé le rendez-vous new-yorkais.L'arbitre de ce combat, qui aura quand même du mal à devenir aussi légendaire que celui livré en finale à Wimbledon cette saison, s'appelle peut-être Novak Djokovic. Le Serbe, très apprécié des foules, pense que sa victoire en Australie, sa première en Grand chelem, l'a décomplexé. Médaillé de bronze à Pékin, il est plus que jamais le troisième homme...«Mais il y a d'autres gars en lice qui n'attendent qu'un faux pas de Rafael et Roger pour saisir leur chance, dit-il. Je pense notamment à Davydenko, Roddick, Ferrer. Moi je vise au moins les demi-finales, comme d'habitude».L'heure de Jankovic ?Côté féminin, l'ère est toujours celle de la transition (seulement six des 32 têtes de série ont déjà remporté un tournoi du Grand chelem).Les meilleures sont là, à l'exception de Maria Sharapova (épaule), mais l'affiche manque singulièrement de saveur. Les soeurs Williams, Venus et Serena, médaillées d'or en double en Chine, sont les seules à pouvoir arrêter «les filles de l'est» (cinq Russes, deux Serbes et une Polonaise dans les dix premières têtes de série).Mais les Américaines, qui chercheront à inscrire le nom de la famille pour la 5e fois au palmarès, pourraient se retrouver dès les quarts. L'autre lutte «fratricide» qui s'annonce est celle entre Ana et Jelena, Ivanovic -20 ans- et Jankovic -23 ans-, les deux Serbes, N.1 et N.2 mondiales.Pour Jankovic, avec un tableau plus dégagé (Zvonareva/N.8 en quart) qu'Ivanovic (Safina/N.6 en quart, revancharde après la finale à Roland-Garros), et un problème au mollet désormais envolé -alors qu'on ne sait pas où en est le pouce d'Ivanovic-, c'est peut-être l'heure du premier Grand Chelem.A moins qu'une autre fille en quête d'un premier Majeur lui grille la politesse. Elena Dementieva, médaillée d'or à Pékin, n'en semble plus très loin. (afp)

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