Ni preuves ni inculpations, les doutes des Britanniques

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Ni preuves ni inculpations, les doutes des Britanniques

L'opinion britannique émet des doutes trois jours après l'alerte au complot terroriste présumé.

Le ministre de l'Intérieur John Reid a de nouveau estimé hier que la police avait interpellé «les principaux suspects concernant ce complot en particulier». Il a aussi annoncé «qu'au moins quatre complots terroristes majeurs» avaient été déjoués depuis les attentats du 7 juillet 2005 dans les transports publics de Londres.

Trois jours après l'alerte, qui a eu un retentissement mondial, la police n'a pas livré d'élément permettant d'étayer ses soupçons, et aucun suspect n'a été inculpé. Au Pakistan, une source de sécurité a affirmé que l'un des deux Britanniques arrêtés dans ce pays aurait livré des éléments cruciaux qui ont permis de déjouer le complot terroriste.

En Grande-Bretagne, les doutes vont cependant croissant. A ceux exprimés par des représentants de la communauté musulmane s'ajoute le scepticisme d'une partie de l'opinion, échaudée par de précédentes vraies-fausses opérations antiterroristes.

La polémique enflait samedi sur le fait que le premier ministre britannique, Tony Blair, semblait décidé à poursuivre ses vacances dans les Caraïbes.

L'alerte de jeudi continuait par ailleurs de peser sur le trafic aérien. La compagnie aérienne British Airways (BA) a annulé hier tous ses vols entre les aéroports suisses et celui de Londres Heathrow. La situation était toutefois moins perturbée que jeudi et vendredi dans les aéroports de Genève et de Zurich.

(ats/afp/reuters)

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