Attentat: Nice : l'émotion perdure, l'enquête progresse
Actualisé

AttentatNice : l'émotion perdure, l'enquête progresse

Cinq personnes sont toujours en garde à vue dans l'enquête sur l'attentat de Nice. Elles pourraient être déférées ce jeudi.

1 / 125
Un détenu suspecté de participation à l'attentat de Nice s'est donné la mort en prison. (Mardi 12 juin 2018)

Un détenu suspecté de participation à l'attentat de Nice s'est donné la mort en prison. (Mardi 12 juin 2018)

AFP
Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a donné une conférence de presse, durant laquelle il a annoncé que les plaintes sur la sécurité de la Promenade des Anglais, provenant de familles de victimes des attentats de Nice, avaient été classées. (Jeudi 19 janvier 2017)

Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a donné une conférence de presse, durant laquelle il a annoncé que les plaintes sur la sécurité de la Promenade des Anglais, provenant de familles de victimes des attentats de Nice, avaient été classées. (Jeudi 19 janvier 2017)

AFP
Vingt-deux personnes intervenues pendant l'attaque de Nice ont reçu dimanche la Légion d'honneur. (1er janvier 2017)

Vingt-deux personnes intervenues pendant l'attaque de Nice ont reçu dimanche la Légion d'honneur. (1er janvier 2017)

AFP

Une semaine après l'attentat qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais le soir du 14 juillet, l'émotion reste intense à Nice, tandis que le volet judiciaire de l'affaire devrait avancer jeudi 21 juillet.

Côté politique, l'Assemblée nationale et le Sénat doivent entériner le projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour six mois, après le compromis trouvé entre députés et sénateurs.

Sur la célèbre artère niçoise, la vie a repris son cours et rien ou presque ne semble témoigner de l'horreur du 14 juillet. Des touristes du monde entier déambulaient nonchalamment mercredi soir, prenant des selfies et s'attroupant autour des peintres, musiciens ou camelots divers.

Mausolée

Sur une centaine de mètres face au jardin Albert 1er, le trottoir a été transformé en mausolée. Contre les fleurs, un petit garçon d'une dizaine d'années, T-shirt à rayures et chapeau de paille s'agenouille. Sa mère précise :«il nous a demandé ce qui s'était passé, on lui a expliqué et il souhaitait venir prier».

Des mots et témoignages de solidarité viennent du monde entier: Russie, Mexique, Allemagne... Certains remercient leur héros anonyme: «Merci à ce Niçois qui a sauvé mon fils, fais-toi connaître».

La totalité des 84 victimes tuées dans l'attentat ont été formellement identifiées et leurs obsèques à travers la France devraient se poursuivre toute la semaine.

Cinq personnes toujours en garde à vue

Cinq personnes, quatre hommes et une femme, étaient toujours en garde à vue jeudi matin dans les locaux des services antiterroristes de Levallois-Perret, près de Paris. Elles pourraient être déférées dans la journée en vue d'éventuelles mises en examen par des juges d'instruction spécialisés.

Les suspects sont un homme de 40 ans présenté comme une vieille connaissance du tueur, un Albanais de 38 ans soupçonné de lui avoir fourni le pistolet automatique dont il s'est servi pour tirer sur des policiers avant d'être abattu, et sa compagne. Il y a aussi un homme de 22 ans, qui a reçu dans les minutes précédant la tuerie un SMS de Mohamed Lahouaiej Bouhlel mentionnant des «armes», et un homme de 37 ans à qui certaines de ces armes auraient pu être destinées.

A l'instar de Lahouaiej Bouhlel, jamais signalé pour radicalisation, aucun des suspects n'était connu des services antiterroristes.

«Caractère prémédité» de l'attentat

En début de semaine, les enquêteurs ont confirmé «le caractère prémédité» de l'attentat, «pensé et préparé» par le Tunisien de 31 ans qui résidait depuis quelques années en France.

Malgré la revendication du groupe Etat Islamique, «aucun élément de l'enquête ne démontre à ce stade» son allégeance à l'organisation djihadiste, , a déclaré lundi le procureur de Paris, François Molins. Il a dépeint le tueur comme un homme «très éloigné des considérations religieuses, buvant de l'alcool, consommant de la drogue et ayant une vie sexuelle débridée».

L'un des gardés à vue a toutefois confié que Mohamed Lahouaiej Bouhlel s'était laissé pousser la barbe depuis quelques jours, invoquant une possible signification religieuse. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion