Nicola Sirkis est partant pour un duo avec Akhenaton
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Nicola Sirkis est partant pour un duo avec Akhenaton

Indochine débarque à l'Arena demain soir avec leur album «Alice and June». Concert complet.

– Un quart de siècle que ça dure. Quel est votre secret?

– D'un côté c'est miraculeux et de l'autre c'est le travail et la sincérité qui paient. Nous respectons notre public. Nous avons toujours essayé de vendre les billets le moins cher possible.

– C'est qui votre public? Ceux d'il y a vingt-cinq ans et qui sont restés fidèles?

– Ils sont toujours là, mais il y a aussi un nouveau public. Avoir été boycottés pendant longtemps nous a permis de réapparaître comme un nouveau groupe pour une génération.

– Vous avez eu l'occasion de visiter Genève. Qu'est-ce qui vous plaît dans la ville?

– J'adore le lac. Je respire lorsque je suis à Genève. J'ai l'impression d'aller à la montagne. J'adore l'accent suisse. Il me calme. Par contre, j'aime moins le fait que 80% de l'argent de vos banques pourraient nourrir la planète entière et qu'ils ne profitent qu'à une minorité.

– Seriez-vous partant pour une chanson avec un rappeur?

– Oui, mais pas avec n'importe lequel. Avec Disiz la Peste ou Akhenaton, pourquoi pas. Je n'aime pas la façon que les rappeurs ont de traiter les femmes. Je n'adhère pas. Moi aussi, je viens des banlieues, mais je ne parle pas la même langue.

– Indochine, ça va durer encore longtemps?

– Je n'aimerais pas mourir sur scène. C'est notre dernière grande tournée. Ensuite, nous donnerons des concerts ponctuels et nous sortirons peut-être un autre album. Mais oui, nous allons bientôt nous arrêter.

Sabrine Gilliéron

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