Venezuela – Nicolás Maduro critique l’Espagne qui célèbre Christophe Colomb
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VenezuelaNicolás Maduro critique l’Espagne qui célèbre Christophe Colomb

Pour Nicolás Maduro, l’Espagne «offense» l’Amérique en célébrant sa fête nationale le 12 octobre, date qui correspond à l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique en 1492.

Nicolás Maduro à Caracas le 20 août 2021.

Nicolás Maduro à Caracas le 20 août 2021.

AFP

Le président du Venezuela Nicolás Maduro a estimé mardi que l’Espagne «offense» la mémoire de l’Amérique en célébrant sa fête nationale le 12 octobre, jour de l’arrivée de Christophe Colomb, car cette date marque le «génocide» des peuples indigènes.

«C’est une offense à toute l’Amérique que le roi d’Espagne célèbre encore le 12 octobre, le jour où a débuté le colonialisme de l’Amérique et le plus grand génocide de l’histoire, en le célébrant comme un jour férié, comme un prétendu jour de civilisation», a déclaré Nicolás Maduro.

Lors d’une prise de parole devant ses partisans réunis devant le palais présidentiel de Miraflores, il a indiqué qu’il allait rendre publique «une lettre au roi d’Espagne» dans laquelle il partagera, «avec un grand respect», «des réflexions du fond du cœur de notre peuple». Selon lui, cette lettre va refléter l’indignation vécue par les peuples autochtones.

«Jour de l’hispanité»

L’Espagne célèbre le 12 octobre sa fête nationale, aussi appelée «jour de l’hispanité», qui commémore l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique, en 1492. Au Venezuela, depuis 2002 sous la présidence du défunt Hugo Chavez (1999-2013), cette date est devenue la «Journée de la résistance indigène». Un défilé a été organisé à Caracas.

«Nous nous joignons aux voix qui se sont élevées en Amérique pour exiger que le roi d’Espagne rectifie sa position, qu’il réfléchisse et demande pardon à l’Amérique pour le génocide de 300 ans», a ajouté Nicolás Maduro.

Des manifestants tentent de renverser une statue de Christophe Colomb au Guatelama

Un millier de personnes ont défilé mardi dans la capitale du Guatemala et ont tenté de jeter à terre une statue de Christophe Colomb, en signe de rejet des célébrations du 12 octobre, a constaté un photographe de l’AFP.

Des statues du navigateur génois ont été renversées ou vandalisées ces dernières années dans différents pays d’Amérique, souvent par des groupes l’accusant d’être responsable de la colonisation et de la conquête du continent par les Européens.

Le Guatemala est le pays qui compte la plus grande population indigène d’Amérique centrale, soit 42% des 17 millions d’habitants. Les peuples indigènes rejettent le nom de «Jour de l’Hispanité», qui commémore l’arrivée de Colomb en Amérique le 12 octobre 1492, et défendent le «Jour de la dignité et de la résistance».

(AFP)

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