Actualisé 04.07.2013 à 16:52

France

Nicolas Sarkozy n'est plus un Sage

L'ancien président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à l'AFP sa démission immédiate du Conseil constitutionnel pour «retrouver sa liberté de parole».

«Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l'opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil Constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole», indique le communiqué.

Un peu plus tôt, le Conseil constitutionnel a annoncé le rejet des comptes de campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, une mesure sans précédent pour un ancien chef de l'Etat.

Dix millions d'euros en moins

La décision du Conseil prive l'ancien président du remboursement par l'Etat de quelque dix millions d'euros de frais de campagne.

Dès l'annonce de la Cour, le président de l'UMP, le principal parti d'opposition (droite conservatrice), Jean-François Copé, est allé s'entretenir avec l'ancien président de la République.

Il a annoncé qu'il réunirait «la semaine prochaine» un bureau politique de l'UMP afin d'examiner toutes les conséquences de cette décision«.

De son côté, François Fillon, ancien Premier ministre de M. Sarkozy pendant toute la durée de son quinquennat, a appelé sa »famille politique« à assumer les conséquences financières de la décision du Conseil constitutionnel.

Selon le Conseil constitutionnel, le montant des dépenses électorales du candidat Nicolas Sarkozy excédait de 2,1% le plafond autorisé. Nicolas Sarkozy ayant dépensé près de 23 millions d'euros pour sa campagne et l'Etat français ne remboursant la moitié des frais que dans le cas où le plafond n'a pas été dépassé, l'ancien président et son parti doivent quelque dix millions d'euros.

L'avance restituée

En outre, selon le communiqué du Conseil, Nicolas Sarkozy devra «restituer l'avance forfaitaire qui lui a été versée», soit 150'000 euros. Enfin, il devra verser au Trésor public «le montant arrêté à 363'615 euros par la commission» des comptes de campagne correspondant au «dépassement du plafond» des dépenses.

Le Conseil constitutionnel a notamment estimé que des dépenses liées à certains déplacements présidentiels devaient être imputées au candidat de la droite, vaincu par le socialiste François Hollande. (afp)

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