Actualisé 28.06.2014 à 04:36

Nikolaj Ehlers drafté 30 ans après son père

Le jeune Danois a été sélectionné par Winnipeg au 9e rang. Le fils du coach de Lausanne avait transité durant 6 ans par Bienne, où il a posé les bases de cette draft.

par
Grégory Beaud
Philadelphie
Nikolaj Ehlers a été félicité par les dirigeants de Winnipeg.

Nikolaj Ehlers a été félicité par les dirigeants de Winnipeg.

Le 9 juin 1984, Heinz Ehlers avait été sélectionné par les New York Rangers, en 188e position. Trente ans et quelques jours plus tard, c'est son fils Nikolaj qui a eu l'honneur d'être sélectionné par une franchise de NHL. «C'est plutôt cool non?, s'est marré le natif d'Aalborg. Mon père n'a jamais tenté sa chance en Amérique du Nord. Il a préféré rester en Europe.»

Lors de la saison 2012-2013, lorsqu'il évoluait à Bienne, en LNA , Nikolaj Ehlers avait encore le gabarit d'un gamin. Mais derrière son casque grillagé, il paraissait déjà avoir une classe ou deux de plus que le plupart des joueurs sur la glace. Durant la grève en NHL, le coach Kevin Schläpfer lui a même donné une chance d'évoluer aux côtés de stars tells que Tyler Seguin ou Patrick Kane. Aujourd'hui, il touche du bout des doigts à son rêve: la NHL. Entretien avec un jeune homme de 18 ans qui a la tête bien vissée sur les épaules.

Nikolaj Ehlers, comment se sent-on avec un maillot d'une équipe de NHL sur le dos?

«J'ai rêvé de ce moment depuis que je suis tout gamin. J'aimerais mettre des mots sur ce que je ressens. Mais je ne peux simplement pas. C'est fou. J'ai très mal dormi la nuit passée et actuellement je suis très fatigué. Je suis content que tout ceci soit désormais derrière.»

Avoir choisi de quitter Bienne et la Suisse pour la ligue junior au Canada était-ce la bonne décision?

«Absolument. Je m'attendais à faire une belle saison à Halifax. Mais c'était impossible pour moi d'imaginer réaliser une telle progression. C'était une magnifique expérience où j'ai pu devenir un meilleur joueur sur la glace et gagner en maturité hors de la glace. Si je suis là, c'est grâce à eux.»

Pensez-vous que Bienne a également joué un rôle?

«Pas qu'un peu (rires). Toute l'organisation du HC Bienne m'a beaucoup aidé. Tout le monde m'a fait confiance durant les six années où j'ai joué pour le club. Au cours de ma dernière saison, j'ai même eu la chance d'évoluer avec Kane ou Seguin. Ils m'ont aidé en me conseillant sans cesse. J'ai également pu compter sur un coach comme Kevin Schläpfer qui a cru en moi et m'a poussé à devenir meilleur. »

Arrivez-vous encore à suivre votre père Heinz, entraîneur à Lausanne?

«Sans aucun doute. J'aime le hockey et j'aime la Suisse. J'espère vraiment que tout se passera bien pour lui et pour le LHC. Je me suis un peu entraîné avec Lausanne depuis la fin de saison et je pense que l'équipe sera bonne. Je les suivrai un maximum. Ces prochains temps, peut-être que je retournerai faire la préparation avec le LHC. Mais tout dépend de ce que voudra Winnipeg pour moi.»

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