Actualisé 23.06.2020 à 16:11

Dieselgate bis?

Nissan et Renault suspectés d’avoir aussi utilisé des logiciels truqueurs

Un cabinet d’avocats londonien incrimine le groupe automobile franco-japonais et affirme avoir la preuve que certains véhicules vendus au Royaume-Uni polluent quinze fois plus que ce qu’ils devraient.

Image prétexte.

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AP/Keystone

Une action en justice pourrait être lancée au Royaume-Uni contre les constructeurs automobiles Nissan et Renault, soupçonnés d'avoir installé dans des voitures des logiciels permettant de contourner les tests sur les émissions polluantes. Cette affaire, qui rappelle évidemment le Dieselgate de Volkswagen, concernerait jusqu'à 1,4 million de véhicules, indique dans un communiqué mardi le cabinet d'avocats londonien Harcus Parker, qui incrimine l'alliance Renault-Nissan. Harcus Parker a demandé aux clients concernés de se faire connaître mais aucune plainte formelle n'a encore été déposée devant un tribunal, a précisé un porte-parole.

Le cabinet d'avocats explique avoir obtenu des documents montrant que 100’000 Nissan Qashqai à moteur essence, l'une des voitures les plus vendues au Royaume-Uni, avaient des émissions polluantes 15 fois supérieures à la normale sur la route. Il ajoute avoir eu accès à des données indépendantes selon lesquelles 1,3 million de véhicules diesel fabriqués par Renault et Nissan seraient équipés de «logiciels truqueurs», qui sont interdits.

«Nous avons vu des preuves»

Le constructeur a vivement contesté ces accusations. «Nissan n'a pas utilisé et n'utilise pas des logiciels truqueurs dans les voitures que nous fabriquons et tous (nos) véhicules respectent parfaitement la législation sur les émissions», a affirmé la marque japonaise.

Dans son communiqué, Harcus Parker estime que les consommateurs ont payé un prix trop élevé pour leur voiture et devraient obtenir une indemnisation de 5000 livres sterling chacun. «Pour la première fois, nous avons vu des preuves selon lesquelles des constructeurs automobiles ont pu déjouer les tests sur les émissions de véhicules à essence, et diesel», souligne Damon Parker, associé chez Harcus Parker. «Ce sont des véhicules qui pourraient et devraient respecter les règles européennes sur la qualité de l'air. Mais plutôt que de dépenser plus en recherche et développement, Renault et Nissan semblent avoir pris le même chemin que Volkswagen et Mercedes et ont décidé de déjouer les tests», a-t-il affirmé.

Dizaines de milliers de plaignants à dédommager

Le cabinet d'avocats fait référence à une action en justice sur laquelle il travaille contre Mercedes sur la possible utilisation de logiciels truqueurs. La justice britannique a quant à elle donné raison début avril à des dizaines de milliers d'automobilistes qui poursuivaient Volkswagen et s'estimaient lésés par le scandale des moteurs truqués. Elle doit désormais décider à quel dédommagement les plaignants auront droit.

Le Dieselgate a déjà coûté au premier constructeur mondial plus de 30 milliards d'euros, dont la majeure partie aux Etats-Unis.

(AFP)

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47 commentaires
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Thierry Morges

24.06.2020 à 15:08

C'est bien raison de plus pour ne pas acheter ça

Jimi

24.06.2020 à 10:12

L’automobile, le cancer de la terre....

Greta pour rien

24.06.2020 à 10:02

Le dieselgate a fait beaucoup plus pour l'environnement que toutes les grimaces de Greta. Bravo les industriels!