Noël dans le monde
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Noël dans le monde

Bethléem/Cité du Vatican - Le pape Benoît XVI a appelé mardi à la paix dans le monde lors de sa bénédiction urbi et orbi à l'occasion de la fête de Noël.

Un thème repris par d'autres, comme son inquiétude devant la dégradation de l'environnement.

De Bethléem à Rome, les célébrations ont en effet été dominées par les appels à la paix, mais également par les préoccupations devant les conséquences de l'exploitation imprudente des ressources terrestres.

«En ce jour de paix, ma pensée se tourne surtout vers les lieux où résonne le bruit des armes», a lancé le pape dans son message avant la traditionnelle bénédiction urbi et orbi (à la ville et au monde), retransmise dans près de 60 pays.

Le pape, qui s'exprimait depuis le balcon de la basilique Saint- Pierre devant des dizaines de milliers de fidèles, a assuré que «la lumière du Christ (...) peut enfin briller et être la consolation pour toutes les personnes qui se trouvent dans les ténèbres de la misère, de l'injustice, de la guerre».

«Utilisation abusive des ressources»

La veille, au cours de la messe de minuit, Benoît XVI avait exprimé sa préoccupation devant «les conditions dans lesquelles se trouve aujourd'hui la terre, en raison de l'utilisation abusive des ressources et de leur exploitation égoïste et sans aucune précaution».

Il a redit mardi cette inquiétude en déplorant que «dans le monde, le nombre des migrants, des réfugiés, des déplacés, va toujours croissant, à cause aussi des catastrophes naturelles, qui sont souvent la conséquence de préoccupants désastres écologiques».

Le chef de l'Eglise anglicane, l'archevêque de Canterbury Rowan Williams, a lui aussi prononcé mardi un plaidoyer écologique à l'occasion de Noël en prévenant ses fidèles que «l'avidité» humaine menaçait le fragile équilibre de la Terre.

Paix au Proche-Orient

Lundi soir, le Patriarche latin de Jérusalem Michel Sabbah a lancé lors de la messe de minuit un appel en faveur de la paix au Proche-Orient dans son sermon prononcé devant les fidèles à Bethléem.

Dans la journée, des centaines de chrétiens de Gaza s'étaient pressés au poste frontière d'Erez, entre la bande de Gaza et Israël, après avoir obtenu l'autorisation de l'armée israélienne de se rendre en Cisjordanie pour les fêtes de Noël.

La plupart se rendaient à Bethléem, la ville de la naissance du Christ. D'autres allaient ailleurs en Cisjordanie occupée et en particulier à Jérusalem-est, annexée par Israël.

Suisse, Philippines

En Suisse, à Fribourg, lors d'une messe de minuit retransmise en eurovision, l'évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Bernard Genoud, a appelé à «continuer le message d'amour de Noël», pas seulement pour «un jour mais toujours».

Aux Philippines, principal pays à majorité catholique d'Asie (plus de 85 % de la population), le cardinal Gaudencio Rosales a incité le gouvernement à s'attaquer à la pauvreté, tandis que la guérilla communiste et l'armée observaient une trêve pendant les fêtes.

Cachemire, Chine

Au Cachemire indien, musulmans et chrétiens ont participé à un service oecuménique et appelé au retour de la paix dans le territoire himalayen secoué depuis près de 19 ans par une insurrection séparatiste islamiste.

Noël a aussi battu son plein chez le géant chinois où la célébration des offices religieux n'est autorisée que dans les églises officielles, même si l'on estime à plusieurs millions les chrétiens qui continuent de fréquenter des églises clandestines dépendant du Vatican.

Colombie: otages pas libérés

En Amérique latine, l'espoir de passer le réveillon de Noël en famille s'est une nouvelle fois envolé pour les trois otages de la guérilla colombienne des Farc, qui devraient cependant être libérés prochainement au Venezuela, et pour Ingrid Betancourt, qui a eu 46 ans le jour de Noël.

En Irak, dans la petite église de la Vierge Marie, en plein coeur de Bagdad, seule une poignée de fidèles a bravé la peur pour célébrer Noël.

(ats)

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