Open d'Australie: «Nole» résiste à Stan au bout d'un match épique
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Open d'Australie«Nole» résiste à Stan au bout d'un match épique

Le Serbe, double tenant du titre, a survécu à la formidable résistance de Stanislas Wawrinka pour atteindre les quarts de l'Open d'Australie avec une victoire en cinq sets 1-6, 7-5, 6-4, 6-7 (5/7), 12-10 et 5h02 de jeu.

C'est la quinzième fois de suite que le N.1 mondial atteint au moins les quarts de finale en Grand Chelem, la troisième meilleure série de tous les temps. Il y rencontrera le Tchèque Tomas Berdych mardi.

Pour y arriver, il a dû franchir un terrible orage face à un adversaire qui a joué le meilleur tennis de sa vie et contre lequel il a eu besoin de toute sa combativité et d'un peu de réussite pour s'en sortir.

Signe des épreuves qu'il a dû surmonter, Djokovic a explosé à la balle de match de la même manière qu'il l'avait fait l'année dernière après sa finale face à Rafael Nadal, se mettant torse nu et hurlant sa joie, une fois gagné le dernier point au terme d'un énième échange incroyable.

«Ça fait penser à ce qui s'est passé il y a douze mois avec Rafa . 0n n'est qu'à la moitié du tournoi, mais ce match a le goût d'une finale pour moi», a réagi Djokovic alors qu'on approchait les deux heures du matin à Melbourne

«Il a tout mon respect»

«C'est difficile de trouver les mots pour décrire ce qu'on a ressenti ce soir, Stan mérite tout autant que moi de gagner ce match. Il a tout mon respect», a ajouté le N.1 mondial après avoir réussi à repousser les assauts de Wawrinka qui a joué son meilleur tennis au début et à la fin de ce thriller.

Le Suisse, 17e mondial, aurait pu espérer plus lorsqu'il s'est procuré quatre balles de break à 4-4 au cinquième set. Mais il a alors été un tout petit peu trop fébrile, tout comme au deuxième set où il a mené 5-2 et encore 5-3, 30-0 avant de se voir rattraper par le tenant du titre.

Pour le reste, Wawrinka n'a absolument rien à se reprocher. Réputé pour avoir les nerfs fragiles, il a tenu le N.1 mondial en respect jusqu'au bout dans le match le plus long depuis le début de cet Open d'Australie.

«C'était lui le joueur le plus agressif, moi je me suis juste accroché, j'ai donné tout ce que j'avais», a commenté Djokovic qui espère que ce marathon ne laissera pas trop de traces à un stade aussi avancé du tournoi.

Réactions

Novak Djokovic (SUI, vainqueur de Stanislas Wawrinka et qualifié pour les 1/4 de finale): «C'est un des matches les plus intéressants et exaltants que j'ai joués dans ma carrière. C'est le genre de matches qu'on a envie de vivre. A la fin j'ai eu un flash-back de la finale 2012. Le match a duré 45 minutes de moins mais c'était tout aussi excitant. Et en plus quelle balle de match ! Il a eu beaucoup d'occasions de gagner ce match. C'était lui le plus entreprenant de nous deux. Il aurait mérité de gagner. Moi j'étais passif. Mais j'ai encore réussi à m'accrocher et à lutter sur toutes les balles. Je ne me sentais pas bien aujourd'hui sur le court, j'étais loin de mon meilleur niveau. Je suis juste super heureux d'être passé. Le fait d'avoir déjà gagné des matches comme ça m'a aidé bien sûr. Quand on est poussé dans ses derniers retranchements, le mental prend une grande importance. Là je ne suis pas très frais, ce qui est normal après cinq heures sur le court. Mais j'ai déjà connu ça, l'année dernière j'avais battu Murray en 5 h en demi-finale et puis Rafa (Nadal) en 6 h en finale. Je sais que je peux récupérer. Je ne suis pas trop inquiet sur ce plan là.»

Stanislas Wawrinka (SUI): «C'est le match le plus abouti que j'ai jamais fait. On a fait un match de dingues. Il y avait une grosse ambiance, j'ai vraiment profité de chaque moment, j'ai pris beaucoup de plaisir. Il y a beaucoup de déception, de tristesse d'avoir perdu après avoir été si près de battre le N.1 mondial. Mais je pense qu'il y a plus de choses positives que de choses négatives à tirer de ce match. J'ai lutté contre lui et contre moi-même pendant cinq sets. A la fin on était tous les deux fatigués, je commençais à avoir des crampes, mais j'ai continué à me battre comme un chien. C'était une bataille physique et mentale. C'est vrai qu'à 5-3 au deuxième set, j'ai commencé à réfléchir un peu trop. J'ai pensé qu'il allait m'offrir ce jeu. Mais je ne pense pas que c'est là que je perds le match. Même si j'ai perdu ce set, j'ai continué à jouer un grand tennis.»

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