Berne: Nombre record de faillites privées en Suisse

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BerneNombre record de faillites privées en Suisse

Pas moins de 4315 personnes sont en procédure de faillite personnelle. Le chômage, la fondation d'une famille ou le divorce sont les principales causes de la précarité.

par
Olivia Fuchs
Le nombre de faillites privées en Suisse ne cesse de croître depuis dix.

Le nombre de faillites privées en Suisse ne cesse de croître depuis dix.

«A la fin du mois d'août, pas moins de 4351 personnes ont déclaré leur insolvabilité auprès d'un juge. On estime qu'ils seront 6527 d'ici la fin de l'année», affirme le directeur de la société de recouvrement Creditreform Claude Federer. S'il dit vrai, cela représente 13% de surendettés de plus par rapport à 2011. Le nombre croissant des faillites au cours des dix dernières années tient, entre autres, au fait que le nombre des abandons d'héritages ont doublé. Cela signifie que les héritiers refusent des héritages constitués essentiellement de dettes.

Pas de changement en vue

Beaucoup de personnes n'arrivent en effet plus à se débarrasser de leurs problèmes d'argent. Selon Creditreform, une large majorité de personnes endettées mais pourtant conseillées (près des trois quarts) ne parviennent pas à se sortir de leur situation financière difficile. «Seul un quart des clients que nous conseillons réussissent à assainir leurs dettes», confirme le directeur de «Dettes Conseils» chez Caritas Jürg Schwend. Mais malgré toute la prévention, les Suisses ne cessent de s'endetter. «Un changement de situation n'est pas en vue. Nos services de conseils tournent à plein», a raconté au «SonntagsBlick» Noémie Zurn de Dettes Conseils Suisse.

Vie à crédit encouragée

Les principales causes de la précarité sont le chômage, la fondation d'une famille, la maladie ou encore le divorce. Les impôts et les primes d'assurance maladie sont en général les premières factures qui ne peuvent plus être réglées. «La publicité agressive qui incite à la consommation joue un rôle non négligeable dans cette problématique. De nos jours, on encourage presque la vie à crédit», a ajouté Noémie Zurn.

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