Vaud: Nombreux foyers de feu bactérien découverts
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VaudNombreux foyers de feu bactérien découverts

Le feu bactérien se propage dans le canton de Vaud.

De nombreux foyers ont été découverts, Vevey et Montreux étant la région la plus touchée. Les autorités demandent une surveillance accrue.

La présence du feu bactérien a été identifiée depuis la mi- juillet. La maladie a touché des plantes à plus de 70 reprises, en majorité des cotonéasters (plantes d'ornement), indique mercredi le canton dans un communiqué.

Aussi Fribourg

Le feu bactérien a été constaté aussi bien au bord du lac qu'en altitude. De nombreux poiriers et un sorbier atteints ont été repérés par les services fribourgeois à Châtel-St-Denis (FR). Ces arbres ont été abattus et brûlés.

Pour lutter contre le fléau, qui n'est pas dangereux pour l'homme, le canton de Vaud a une stratégie d'éradication. Elle repose sur la destruction systématique des plantes atteintes et de toutes les plantes sensibles à la bactériose dans un rayon de 5 mètres.

Faire très attention

Vaud est encore classé dans la zone dite protégée par le feu bactérien. Afin de limiter les risques, le canton demande une vigilance accrue aux particuliers comme aux professionnels.

Le moment n'est pas venu de déclasser le canton de Vaud, estime Pascal Mayor, chef de la station cantonale d'arboriculture. On peut espérer parvenir à empêcher la propagation de la maladie, ajoute-t- il.

Zone rouge

L'Office fédéral de l'agriculture remarque cependant que Vaud se rapproche lentement de la «zone rouge», indique Alfred Kläy, collaborateur scientifique interrogé par l'ATS. La situation n'est satisfaisante en Suisse que dans le canton du Valais où quelques rares cas ont été détectés.

Le passage de zone protégée à non-protégée ne signifie pas simplement que les efforts contre le feu bactérien diminuent. En premier lieu, le statut de protection veut dire qu'aucune plante susceptible d'avoir le feu bactérien ne doit y être livrée à partir de zones non-protégées.

Note aux rédactions: Sixième paragraphe: Pascal Mayor, chef de la station cantonale d'arboriculture et non pas chef du service de l'agriculture

(ats)

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