Genève: Nombreux oiseaux mitraillés par la grêle
Actualisé

GenèveNombreux oiseaux mitraillés par la grêle

Des poussins soufflés du nid à cause du vent ou des volatiles littéralement bombardés par les glaçons. Face à l'hécatombe observée à Genève, même SOS Chats s'est mis à soigner des oiseaux.

par
tpi
Pas moins de 17 milans et 11 faucons crécerelles sont actuellement soignés. Du jamais vu.

Pas moins de 17 milans et 11 faucons crécerelles sont actuellement soignés. Du jamais vu.

«Le bilan est lourd. C'est même une très mauvaise année.» Directeur du centre ornithologique et de réadaptation genevois (COR), Patrick Jacot prend un ton grave au moment d'évoquer les 30 jours extrêmement périlleux que viennent de vivre les oiseaux de la région.

Un premier coup de massue a été donné le 20 juin, quand une grêle d'une violence extraordinaire a martelé Genève et La Côte. Des ailes ont été brisées, des plumes ont volé. Mais pire: de nombreux nids se sont décrochés des arbres, propulsant les poussins qu'ils abritaient vers une mort certaine. Les orages tempétueux de ces derniers jours ont aggravé la situation.

Course contre la montre

Les survivants ont été pris en charge du mieux que possible. Le COR affiche complet. Pas moins de 17 milans et 11 faucons crécerelles sont actuellement soignés. Du jamais vu. «On a dû en euthanasier certains. On doit surtout se dépêcher de les remettre sur pieds. En août, les faucons devront pouvoir attraper les vents thermiques nécessaires à leur migration», explique Patrick Jacot.

Face au carnage, tout le monde a mis la main à la pâte. Habitué à accueillir des matous, SOS Chats est venu en aide à une demi-douzaine de pigeons, retrouvés en piteux état au centre-ville, au milieu des cadavres de leurs congénères. «Deux sont morts au refuge, certainement de lésions internes, déplore sa directrice Valérie Derivaz. Les autres ont été choyés à l'écart des chats.» Ils ont été remis en liberté dimanche, un mois jour pour jour après la grêle.

Ton opinion