Actualisé 17.12.2008 à 20:11

Saint-blaise (NE)Noms d'oiseaux et tracts dénonciateurs en vitrine

La tenancière d'un PMU accuse l'ex-directeur des ventes d'avoir piqué dans la caisse. Ce dernier dénonce le harcèlement dont il est victime.

von
Nando Luginbuhl

«Escro», «mitomane», «menteur» et d'autres affichettes du même acabit ornent les vitrines du Royal Pub. «L'établissement est fermé pour cause d'escroquerie», proclame une des affiches, qui mentionne aussi le nom et les coordonnées de celui qui aurait tapé dans la caisse des paris. «Il m'a arnaquée de 500 000 fr.», assène la patronne à l'endroit de celui qu'elle a engagé le 1er mai pour la gestion du PMU. «Il a profité du fait que j'ai gagné à la loterie pour m'embarquer dans l'affaire. C'est un escroc professionnel. C'est la troisième fois qu'il fait le coup. Il a même menacé mes enfants de mort si je le dénonçais.»

«C'est faux, rétorque l'ex-directeur. Je n'ai jamais fait ça. La somme qui a disparu se situe entre 70 000 et 100 000 fr., et je n'y suis pour rien. Elle m'a dépouillé. Elle m'a délogé de l'appartement qu'elle me sous-louait. Son ami porte mes vêtements, et ses enfants ceux de mon fils. Elle possède toutes mes affaires personnelles, même mon passeport. Elle me bombarde de SMS menaçants et m'appelle tout le temps.»

Depuis le 22 ocobre, il dit en avoir reçu 100. En l'espace d'une demi-heure, mercredi, il a reçu deux SMS et trois appels de son ex-patronne.

La tenancière a promis d'afficher aujourd'hui d'autres papiers en vitrine concernant «la vie frauduleuse» de son ancien collaborateur. Une enquête pénale est en cours.

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