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ParisNon à l'Europe de «l'austérité»

Des milliers de personnes se sont élancées dimanche peu après 14h de la place de la Nation à Paris, en direction de la place d'Italie. Le mot «Résistance» a été scandé.

M. Mélenchon (au centre) a réfuté qu'il s'agisse d'un rassemblement d'opposition au gouvernement.

M. Mélenchon (au centre) a réfuté qu'il s'agisse d'un rassemblement d'opposition au gouvernement.

Entre 40'000 et 50'000 manifestants, selon les organisateurs, ont pris d'assaut dimanche après-midi le centre de Paris pour dénoncer les politiques d'austérité en vogue en Europe. L'ex-candidat à l'Elysée Jean-Luc Mélenchon dit vouloir mettre en garde François Hollande sur le traité européen.

M. Mélenchon a dénoncé le traité budgétaire européen et la politique d'austérité au sein de cette manifestation lancée à l'appel d'environ soixante organisations, dont le Front de gauche. La préfecture de police de Paris a indiqué ne pas avoir mis en place de dispositif de comptage parce que l'appel à manifester avait été lancé par un parti politique. Le défilé s'est élancé dès 14h00 de la place de la Nation pour rallier la place d'Italie.

Le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle du printemps et principal vedette de ce rassemblement a estimé que ce défilé était un appel lancé à François Hollande pour lui signifier l'opposition d'une partie de la gauche au traité européen.

«Ce qui se passe là va le faire réfléchir parce que je crois qu'il ne croyait pas que cette capacité existait dans le pays d'une manifestation à caractère social et politique. Vous avez des associations, des syndicats et des partis politiques qui sont représentés ici», a lancé le tribun.

«Pour lui (Hollande), le traité, c'était une formalité, c'était réglé. Et maintenant, il va prendre conscience du fait que non, qu'en France comme dans le reste de l'Europe, il y a une opposition structurée à ce traité et aux politiques d'austérité», a ajouté M. Mélenchon.

Les députés français débuteront mardi l'examen du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (TSCG). Mais l'immense majorité du groupe socialiste ainsi que les élus radicaux de gauche y sont favorables, de même que le groupe centriste et une large majorité du groupe UMP. (ats)

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