Grand Conseil vaudois : Non à la hausse des allocations familiales
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Grand Conseil vaudois Non à la hausse des allocations familiales

Les allocations familiales n'augmenteront pas, a décidé mardi le Grand Conseil vaudois.

Les députés vaudois ont rejeté mardi de peu la motion socialiste demandant une augmentation des allocations familiales. Le PS a clairement laissé entendre qu'il lancerait une initiative populaire en réponse à ce refus.

Par 69 voix contre 64, sans abstention, le Grand Conseil a classé la motion déposée par la présidente du Parti socialiste vaudois, Cesla Amarelle. Le libéral Jean-Marie Surer a dénoncé une motion «électoraliste» de la part d'un parti qui fait «de la surenchère de mauvais perdant».

La motion a été déposée à la suite de l'invalidation mardi dernier par le Grand Conseil de l'initiative socialiste sur le rabais d'impôt. Cesla Amarelle a très vivement dénoncé cette décision, «un déni démocratique extrêmement grave qui me laisse pantois», a-t-elle déclaré.

Peur du «plébiscite»

La droite a eu peur du «plébiscite» que le peuple aurait réservé à l'initiative socialiste. Elle a utilisé «un instrument dysfonctionnel» pour priver la population du droit de s'exprimer, a vitupéré la présidente du PS, qualifiant la droite «d'arrogante et suffisante».

La PDC Jacqueline Bottlang-Pittet a affirmé que son parti était le champion de la défense des familles et que la motion socialiste «impacterait les entreprises au mauvais moment». De son côté, le radical Olivier Feller a critiqué le lien établi par les socialistes entre l'invalidation d'une initiative qui pose des problèmes juridiques et la thématique des allocations familiales.

Face à l'échec de la motion, Cesla Amarelle a annoncé le lancement d'une initiative pour une augmentation des allocations. Le PS prône une hausse de 100 francs, dont le coût d'environ 200 millions de francs devrait être payé par les employeurs.

(ats)

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