Roland-Garros: Non, il n'y a pas de bonne solution contre la pluie
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Roland-GarrosNon, il n'y a pas de bonne solution contre la pluie

La journée de jeudi a été entrecoupée par les incessantes averses. Regards croisés sur un jour pourri.

par
Grégory Beaud
Paris

Rares sont les rencontres à s'être terminées sur les courts de Roland-Garros. La pluie a joué les trouble-fête à trois ­reprises. Avant d'interrompre définitivement les débats en fin de journée.

Grigor Dimitrov fait partie des chanceux à s'en être sorti. Opposé au Français Lucas Pouille, le Bulgare, tête de série No 17, a tout de même dû faire face à l'une des interruptions. Une situation finalement pas si inhabituelle. «Lire, écouter de la musique. Bref, on le fait tout le temps, a-t-il détaillé. Je n'irai tout de même pas jusqu'à dire que c'est agréable.»

Son adversaire Lucas Pouille, ATP 324, est plus un habitué des buvettes d'interclubs que du court Suzanne Lenglen, où se disputait cette rencontre. Dans les catacombes de la vénérable enceinte, lui aussi a fait les cent pas: «J'en ai profité pour parler avec mon coach. Nous avons discuté de ce qui allait, mais également de ce qui n'allait pas.» De retour des vestiaires, le Nordiste s'est immédiatement fait breaker par son adversaire. «C'était dur de revenir, a-t-il convenu. Durant la pause, je suis allé me doucher pour ne pas prendre froid. ­Revenir dans le match a été compliqué.»

Sloane Stephens, elle, a eu le temps de se poser des questions quasiment existentielles. «Manger ou ne pas manger? C'est à chaque fois pareil. Je ne sais jamais s'il faut ou pas. C'est assez compliqué de s'organiser.» Pour résoudre son inextricable dilemme, l'Américaine a fait sien un vieux dicton: qui dort dîne. «On peut faire beaucoup de choses durant une pause, mais le plus important est de dormir. C'est ce que j'ai fait. Longtemps.» La «nuit» lui a manifestement porté conseil puisqu'elle sera au rendez-vous du 3e tour, après sa victoire face à Vania King.

Premier vrai test

Vendredi, Roger Federer se frottera à Julien Benneteau dans le cadre du 3e tour. Le Français a les armes pour déranger le Bâlois, comme en témoigne sa vic­toire lors de leur dernière confrontation, en février à Rotterdam. «J’essaierai de m’en inspirer, a prévenu le joueur local. Mais les conditions seront totalement différentes. La surface de Rotterdam m’avantageait plus.» L’an dernier, les deux hommes s’étaient affrontés aussi à Wimbledon. Mené 2-0, le Rhénan avait su réagir pour finalement s’imposer en cinq manches. «Par rapport à Rotterdam ou à Wimbledon, c’est à moi de voir ce qui n’a pas fonctionné et de faire les modifications qui s’imposent, a prévenu le No 3 mondial. Nous y travaillerons avec mes coaches. Lui, il n’a rien besoin de changer. Ce n’est pas comme si je ne l’avais jamais ­battu, mais il sait comment me gêner sur un terrain.»

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