«Confinage», encore?: Non, la revue 2020 n’a pas été programmée pour la troisième fois

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«Confinage», encore?Non, la revue 2020 n’a pas été programmée pour la troisième fois

Des affiches de la «nouvelle» revue lausannoise, édition repoussée à cause du Covid, ont pullulé en ville de Lausanne. Ce n’est cependant pas une troisième redite, mais une bête erreur de logistique.

par
Pauline Rumpf
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Juste à côté du Centre culturel des Terreaux, c’est une affiche vieille de deux ans qui accueille les spectateurs. Le titre, le thème et l’équipe ont pourtant changé.

Juste à côté du Centre culturel des Terreaux, c’est une affiche vieille de deux ans qui accueille les spectateurs. Le titre, le thème et l’équipe ont pourtant changé.

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C’est une affiche vieille de deux ans qui est placardée dans les rues de Lausanne. Le titre, le thème et l’équipe du spectacle ont pourtant changé.

C’est une affiche vieille de deux ans qui est placardée dans les rues de Lausanne. Le titre, le thème et l’équipe du spectacle ont pourtant changé.

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C’est une affiche vieille de deux ans qui est placardée dans les rues de Lausanne. Le titre, le thème et l’équipe du spectacle ont pourtant changé.

C’est une affiche vieille de deux ans qui est placardée dans les rues de Lausanne. Le titre, le thème et l’équipe du spectacle ont pourtant changé.

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Dans les rues de Lausanne, certains ont dû avoir une impression de déjà-vu cette semaine, en voyant apparaître pour la troisième année consécutive des affiches pour la revue «Confinage», spectacle monté en automne 2020, qui revenait sur les galères du confinement. La production avait déjà dû être repoussée en 2021 en raison de nouvelles restrictions sanitaires. Cette année, ouste le coronavirus, c’est bel et bien sur le thème des chantiers que la revue lausannoise a prévu de faire rire les habitants de la capitale vaudoise. Mais l’affichage n’a pas suivi l’envie quasi universelle de passer à autre chose.

«C’est vrai qu’on est un peu tombés de notre chaise en découvrant ça, raconte Sébastien Corthésy, producteur de la Revue. Heureusement, vu que les réservations se portent bien, ça nous a fait plutôt rire qu’autre chose!» Mais il n’a pas perdu le nord. «J’ai demandé à la Société Générale d’Affichage (SGA) s’ils pouvaient me donner les affiches de cette année, que j’aille prendre un pot de colle et un pinceau pour recouvrir ça au plus vite! Mais on m’a gentiment rappelé que c’était illégal de faire ça», rigole-t-il.

Une erreur humaine sans gravité

Il a d’abord fallu comprendre comment 70 affiches imprimées en 2020 s’étaient retrouvées placardées en novembre 2022. «Il y a eu une erreur au niveau d’un numéro de commande, répond Vito Rao, conseiller de ventes chez SGA. Normalement, les affiches sont restituées ou détruites après un certain temps, mais pas là; nous sommes en train d’étudier pourquoi. Or c’est l’ancien lot qui a été identifié à tort pour la deuxième partie de la campagne de promotion.» Une première série, encollée il y a deux semaines déjà, était en effet parfaitement en ordre.

«Chaque année, plus d’un million de sujets d’affiches passent par le centre logistique», rappelle le service média de SGA, qui s’excuse pour cette erreur. Les affiches seront remplacées ce vendredi, et des espaces publicitaires ont été offerts en décembre en guise de compensation.

«Franchement, rien de grave, et ils ont été très réactifs, conclut Sébastien Corthésy. C’était juste une petite frayeur de plus après une «deuxième» déjà rock’n’roll» (lire encadré).

Une comédienne se déboîte le genou en live

En théâtre, la deuxième représentation est réputée un peu maudite. Et la soirée de mercredi soir n’a pas dérogé à la règle pour Maureen Béguin: lors d’une chorégraphie dans laquelle la comédienne se dispute et se fait pousser, cette dernière s’est démis le genou à la suite d’une vieille blessure. «J’ai alors découvert le génie du cerveau humain: je suis restée dans mon rôle, j’ai repoussé ceux qui venaient m’aider à me relever, et on a fini notre chanson avec toutes les paroles et toutes les deuxièmes voix prévues. Pourtant, la douleur était bien là… mais l’adrénaline aussi!»

La prouesse s’est poursuivie le reste du spectacle, qui comporte des changements extrêmement minutés. «Tout le monde s’est démené, le producteur a mis un costume et a aidé à changer les décors à ma place, on m’a aidée à enlever mon pantalon… Ce que je retiens surtout, outre la douleur, c’est beaucoup d’amour!» philosophe Maureen Béguin. Pour la suite, les chorégraphies seront adaptées, mais le spectacle continue comme prévu, selon l’adage cher à Freddie Mercury.

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