Actualisé 23.01.2009 à 19:05

Affaire VivendiNon-lieu général prononcé par le parquet

Le parquet de Paris a pris des réquisitions de non-lieu général dans le dossier Vivendi-Universal, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

L'ancien PDG Jean-Marie Messier est mis en examen depuis juin 2004 dans cette affaire portant sur d'éventuelles malversations au sein de Vivendi Universal (VU), notamment pour «manipulation de cours», «diffusion d'informations fausses ou trompeuses au marché» et «abus de biens sociaux». Il a quitté la présidence de VU en juillet 2002 après quatre années passées à sa tête.

De sources judiciaires, on indiquait vendredi que le parquet estime que les charges ne sont pas suffisamment caractérisées à l'encontre des cinq mis en examen de ce dossier. Le juge d'instruction saisi de ce dossier n'est pas tenu de suivre les réquisitions du parquet. Il lui appartient seul de décider du renvoi ou non en correctionnelle des différents protagonistes de l'affaire.

Au total, six autres personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont l'ancien directeur financier de VU, Guillaume Hennezo, ainsi qu'Hubert Dupont-Lhotelain et François Blondet, respectivement trésorier et trésorier-adjoint du groupe. Un ancien président d'une filiale aujourd'hui dissoute de la Deutsche Bank, Philippe Guez, est également poursuivi comme Eric Licoys, ex-directeur général de VU. Edgar Bronfman Jr, PDG de Warner Music, s'est vu notifier sa mise en examen pour délit d'initié à l'occasion de la fin de l'instruction.

Après «six ans d'instruction, le parquet ne peut que constater qu'il n'y a aucune infraction à l'encontre de Jean-Marie Messier. Ce n'est pas le scandale que l'on avait annoncé», s'est félicité Me Olivier Metzner, l'avocat de M. Messier.

L'information judiciaire avait été ouverte en octobre 2002 à la suite d'une plainte déposée par l'Association des petits porteurs d'actifs (APPAC) en juin de la même année.

L'APPAC reprochait notamment à M. Messier d'avoir fait procéder au rachat massif de titres -près d'un milliard d'euros entre le 17 septembre et le 2 octobre- par la direction de VU, via Deutsche Equities, après les attentats du 11-Septembre, afin de soutenir le titre. Elle dénonçait une manipulation de cours, ce que conteste la défense de l'ancien patron de Vivendi. Ces rachats avaient dépassé le seuil autorisé par la Commission des opérations de cours (COB), aujourd'hui Autorité des marchés financiers (AMF), et n'étaient pas autorisés avant la publication des comptes. (ap)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!