Actualisé 23.03.2016 à 15:24

SantéNormes d'hygiène pour lutter contre les infections

Le nombre d'infections contractées dans les établissements hospitaliers et les EMS doit diminuer.

Une étude datant de 2004 faisait état de 2000 décès provoqués par des maladies nosocomiales.

Une étude datant de 2004 faisait état de 2000 décès provoqués par des maladies nosocomiales.

photo: Keystone

Le Conseil fédéral a approuvé mercredi une stratégie nationale visant à améliorer les normes d'hygiène, renforcer la surveillance et la prévention. Une étude datant de 2004 faisait état de quelque 70'000 cas par an et 2000 décès liés aux infections nosocomiales en Suisse. Jusqu'à 50% des cas pourraient être évités grâce à une meilleure hygiène et une surveillance plus stricte, indique le Conseil fédéral.

Les infections postopératoires des plaies ainsi que les bactériémies sur cathéter (septicémie) sont parmi les plus nombreuses et lourdes de conséquences. Mais les pneumonies et les infections des voies urinaires sont aussi fréquentes. Les coûts directs atteignent quelque 230 millions de francs, selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

La stratégie lancée mercredi, dénommée «NOSO», comporte quatre champs d'action : gouvernance, monitorage, prévention et lutte, formation et recherche. Des objectifs stratégiques ont été définis pour chaque champ d'action, ils doivent être atteints à l'aide de 14 mesures-clés.

Information à améliorer

Des normes et des recommandations en matière d'hygiène font partie des mesures principales. A l'avenir, ces règles devront être appliquées de manière plus systématique dans les établissements de soins et révisées si besoin.

Autre mesure-clé: les principaux types d'infections, comme les infections pulmonaires et les septicémies, devront être recensées de manière systématique. Cela permettra d'évaluer l'efficacité de la stratégie.

Un effort d'information devra aussi être fait parmi les professionnels de la santé, les patients des hôpitaux, les résidents d'EMS et les visiteurs sur l'importance de mesures comme la désinfection des mains. Les vaccinations, comme celle contre la grippe, jouent également un rôle important.

Enfin, la prévention des infections sera davantage abordée durant la formation des spécialistes et du personnel de santé.

Pas la police

L'OFSP n'entend toutefois pas jouer la police. Il est nettement plus important de convaincre les milieux concernés de la nécessité de prévenir les maladies nosocomiales, avait indiqué l'office au moment de la procédure de consultation. «NOSO» a été élaborée et sera mise en oeuvre avec les cantons, les hôpitaux et les EMS. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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