Norton ou l'illusion presque parfaite

Actualisé

Norton ou l'illusion presque parfaite

FANTASTIQUE. Après
l'excellent «Le prestige»,
«L'illusionniste» fait la
part belle à la magie.

Actuellement, la magie est dans l'air du temps pour le cinéma hollywoodien. Pour lancer cette tendance, il y a eu «Le prestige», suivi de très près par «L'illusionniste».

Si ce dernier souffre de la comparaison avec le film prestigieux de Christopher Nolan («Batman Begins»), il n'en reste pas moins un agréable divertissement.

Au départ, un adolescent tombe éperdument amoureux d'une fille qui n'est pas de son milieu. Quinze ans plus tard, il fascine le public viennois avec ses tours de magie, tandis qu'elle s'apprête à épouser le prince de l'Empire austro-hongrois.

Notre magicien n'a jamais oublié la demoiselle, et il est bien décidé à utiliser ses compétences et son talent pour la conquérir enfin.

Cette histoire classique, située au début du XXe siècle, met en avant un quatrième personnage: un inspecteur à la solde du prince. Interprété par le très en vogue Paul Giamatti («La jeune fille de l'eau»), ce flic fait avancer l'intrigue et pose un regard intéressant sur l'ensemble. A la différence du «Prestige», la magie est ici un réel instrument au service d'un esprit individualiste et frondeur. C'est pourquoi les tours ne sont ni expliqués ni même vraisemblables.

Si les comédiens, Edward Norton («Peur primale») en tête, portent très bien le costume, on pourra regretter le manque de profondeur du scénario. «Lillusionniste» reste malgré tout un bon divertissement.

Olivier Delaloye

«L’illusionniste», de Neil Burger, avec Edward Norton. Déjà disponible.

Ton opinion