Notoriété et résultats
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Notoriété et résultats

SKI ALPIN – Certes loin des chèques exorbitants du tennis, du golf ou de la F1, le ski paie son homme. Enquête.

Lorsque la notoriété et les résultats font bon ménage, le jackpot semble promis à une petite élite. Alors que la saison de Coupe du monde 2006-2007 n'est désormais plus qu'un souvenir, «20 minutes» revient sur les modes de financement des athlètes du cirque blanc. Révélés en début de semaine, les prize moneys (n.d.l.r.: gains à répartir)de la Fédération internationale de ski (FIS) ont vu le couple royal de la discipline, Marlies Schild et Benjamin Raich, faire main basse sur plus de 825 000 fr. Ces montants ne représentent cependant qu'une partie de leurs entrées financières. «Bien qu'affiliés à des fédérations nationales, les athlètes sont considérés comme des indépendants», explique Ralph Krieger, dont l'entreprise s'occupe des intérêts d'une vingtaine de skieurs. «Les fédérations n'offrent aucun salaire et quasi aucune prime à leurs sportifs. Leurs revenus proviennent essentiellement de leurs sponsors», enchaîne-t-il.

Ténors en la matière, les équipementiers rémunèrent leurs poulains selon un double shéma: un montant fixe, intimement lié à la notoriété de l'athlète, et un autre fluctuant, en fonction des résultats obtenus. Aux salaires versés par les manufacturiers s'ajoutent les sommes allouées par d'autres partenaires, dont le fameux sponsor-tête. Les parraineurs des fédérations nationales sont également enclins à faire un effort en cas de bons résultats.

Marc Fragnière

Les organisateurs sollicités

SKI ALPIN – 100 000 fr., c'est le prize money minimal dont doit disposer une station désireuse de mettre sur pied une étape de la Coupe du monde FIS. «Les coûts de comités d'organisation sont si élevés qu'il est rare qu'on dépasse ce montant», prévient Sonja Reichen, de la FIS. Usuellement, cette somme est répartie entre les dix premiers. Cet hiver, Marlies Schild a décroché la bagatelle de 60 000 fr. en remportant le slalom de Zagreb, doté de 250 000 fr. au total.

Les cadres coûtent, mais rapportent aussi

SKI ALPIN – Les fédérations nationales offrent des prestations à leurs cadres. «Celles-ci comprennent les coûts liés aux entraînements, aux compétitions, aux voyages et aux vêtements notamment. Nous réglons aussi leurs assurances, ce qui représente évidemment une certaine somme», explique Marc Wälti, chef de la communication de Swiss Ski, avant de rappeler: «Le budget pour un descendeur est de l’ordre de 120 000 fr.» Pour pouvoir bénéficier de ce soutien, «les skieurs versent une cotisation calculée sur leurs contrats de sponsoring. Elle n’excède pas 16 000 fr. pour les mieux rémunérés.» Les athlètes remplissent encore les caisses de leurs fédérations par le biais des «primes de formation» versées par les équipementiers. (mfr)

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