13.09.2020 à 16:51

Disclosure«Notre job est de faire danser les gens»

Le duo britannique de musique électronique est de retour après cinq ans d’absence avec «Energy». Guy, moitié de Disclosure en parle.

de
Miguel Cid, Londres
Les frères Guy (à g.) et Howard font de la musique depuis qu’ils sont jeunes. 

Les frères Guy (à g.) et Howard font de la musique depuis qu’ils sont jeunes.

DR

Cinq ans après son dernier disque, Disclosure revient enfin le 28 août 2020 avec le bouillonnant «Energy». Le duo de house anglais que forment les frères Guy (29 ans) et Howard (26 ans) Lawrence élargit sa palette de sons en incorporant des influences africaines, brésiliennes, r’n’b et hip-hop dans ce nouvel album inspiré. Et convoque parmi ses nombreux invités la Malienne Fatoumata Diawara, le Camerounais Blick Bassy, Kelis ou encore Common. Guy Lawrence s’est confié.

Cette longue pause a-t-elle été bénéfique?

Très, et pas seulement d’un point de vue musical. Howard et moi avions bossé sans arrêt depuis nos débuts – il avait 15 ans et moi 18 - jusqu’à la fin de la promotion de «Caracal» (2015). Sept ans de boulot non-stop, c’est long. On avait besoin de reprendre notre souffle, de nous reconnecter avec la famille et les amis, de lire et d’apprendre. Et puis aussi de prendre notre temps pour réaliser notre nouveau disque.

Quel est le concept d’«Energy»?

On a composé 200 titres pour l’album et on a décidé de garder ceux qui sont nés en 10 ou 30 minutes, une heure tout au plus. Quand on commençait à jouer quelques notes et accords ou un beat, il fallait que la chanson prenne forme facilement. Nos morceaux les plus populaires ont toujours été créés très vite. On voulait produire un disque entier de chansons de ce type. Elles ont en commun l’énergie particulière qu’elles dégagent.

Comment décririez-vous le style éclectique de l’album?

On s’est nourri d’influences que nous n’avions pas explorées auparavant. Ces deux ou trois dernières années, on a essayé de sortir de notre zone de confort, d’écouter des choses qui ne nous sont pas familières et de s’inspirer de pays lointains. En termes de style, on a toujours penché vers la house de Chicago et Détroit mais ce disque est plus tourné vers la French house, avec des éléments de disco et d’afrobeat.

Comment avez-vous choisi vos invités cette fois?

Comme on l’a toujours fait. Nous sommes fans de chaque artiste qui figure sur l’album. On bosse avec tous ceux qui ont envie de collaborer avec nous. Nous avons trois règles avec Disclosure: nous devons être fan de l’artiste, il doit savoir chanter ou rapper et il faut que ce soit quelqu’un de super gentil. Si tu coches ces cases, on bossera une journée avec toi et on verra ce qui se passe.

Sept ans après «When A Fire Starts To Burn», vous retrouvez le conférencier et motivateur Eric Thomas sur le titre «Energy». Qu’est-ce qui vous plaît autant chez lui?

Howard et moi écoutons ses podcasts. Je crois que nous sommes fans de ce genre de truc parce que notre parcours depuis tout jeunes a été complètement dingue. Si on a fait cette pause, c’était aussi pour prendre du recul et comprendre ce qui s’est passé. Pourquoi nous? Le pourcentage de gens qui percent dans cette industrie est tellement infime que tu te poses parfois des questions.

A-t-on besoin de positiver aujourd’hui plus que jamais?

Je crois qu’on l’a toujours fait et que ça ne s’arrêtera jamais. La pandémie est juste un autre challenge que nous devons affronter. Avec Disclosure, on a toujours essayé d’accentuer le positif et de promouvoir une bonne énergie. Notre job est de faire danser les gens. Même si on ne peut pas se rassembler dans un champ quelque part pour danser, c’est super important de donner quelque chose à écouter aux gens en ce moment.

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10 commentaires
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BlackSmith

14.09.2020 à 08:24

Mon job est de faire danser mon cheval noir.

le peien

14.09.2020 à 07:34

leur job, c'est faire danser, et non pas faire réfléchir... d’où le niveau de leur public. vous savez ce que dit un teuffeur en boite qui a oublié de prendre un extasy? il dit: "c'est quoi cette musique de m..de?"

Let s walk

13.09.2020 à 20:01

Sans ses pneus la voiture n est rien