Actualisé 29.10.2017 à 08:13

Suisse«Notre sécurité ne peut plus attendre»

Le président de l'UDC Albert Rösti reproche au Conseil fédéral de négliger la sécurité.

Albert Rösti.

Albert Rösti.

Keystone

Le combat contre l'islam radical est une question de sécurité. En ouverture de l'assemblée des délégués de l'UDC à Frauenfeld, le président du parti a reproché samedi au Conseil fédéral de reléguer la sécurité du pays au deuxième plan.

Albert Rösti a âprement critiqué la décision du gouvernement d'examiner plus en profondeur l'acquisition de nouveaux avions de combat. «Cet élément central de la sécurité est visiblement secondaire», a-t-il dit devant près de 360 délégués et une centaine d'invités.

En revanche, l'attribution d'un milliard de francs pour les pays de l'Est ou d'un autre milliard pour les Jeux olympiques passent avant la sécurité. «L'acquisition d'avions de combat prend huit ans. Notre sécurité ne peut plus attendre», a-t-il conclu.

Contrôle des frontières

Le contrôle des frontières est également central pour la sécurité. M. Rösti a remercié le premier ministre hongrois Viktor Orban d'avoir femé la route des Balkans aux migrants. Il a également remercié, sous les applaudissements, le conseiller fédéral UDC Ueli Maurer, présent à Frauenfeld, d'avoir renforcé le corps des gardes-frontière et de renvoyer systématiquement les personnes tombant dans le cadre de la procédure de Dublin.

Pour le président, la sécurité dépend aussi de la limitation de l'immigration. Il a une nouvelle fois qualifié le nombre de 800'000 personnes arrivées en Suisse depuis l'entrée en vigueur de la libre circulation d'«insupportable». Il s'est félicité du nouveau texte d'initiative approuvé vendredi par le Comité directeur, visant à limiter l'immigration.

Enfin, le conseiller national a réitéré que l'UDC s'opposerait fermement à tout accord avec l'Union européenne impliquant un cadre général ou un quelconque automatisme. Il a accusé les autres partis de se montrer ambivalents sur le sujet et a souligné que l'UDC était le seul parti à parler un langage clair.

Revendications contre l'islam radical

Les délégués de l'UDC ont adopté un catalogue de revendications visant à lutter contre l'islam radical en Suisse. Parmi les points figurent le refus de reconnaître l'islam sur le plan du droit public ou l'exigence d'ouvrir les mosquées au public.

Après de nombreuses interventions et quatre compléments ajoutés au souhait de délégués, le texte a été approuvé par 315 voix contre une opposition. Les revendications s'adressent d'une part aux cantons et communes et d'autre part à la Confédération.

Dans la première catégorie, l'UDC demande notamment que cesse le travail pastoral des imams dans les prisons et qu'ils soient remplacés par des psychologues de prison ou de l'armée. L'UDC refuse l'introduction de jours fériés musulmans officiels, particulièrement du ramadan. Les mosquées doivent être accessibles au public et en tout temps aux autorités et à la police. Par ailleurs, la prédication doit être tenue dans une langue nationale.

Soupçon de radicalisation

La résolution exige en outre que soient renforcées les forces de police afin de permettre la surveillance des musulmans soupçonnés de radicalisation. Les institutions islamiques soupçonnées de radicalisation doivent être fermées ou interdites.

A la demande de la section valaisanne, les revendications musulmanes dans les institutions étatiques et semi-étatiques ne sont pas acceptées. La section cite par exemple le voile à l'école ou les menus halals dans les cafétérias.

A l'adresse de Berne, l'UDC demande que les services de renseignement surveille activement tout musulman potentiellement radicalisé. Par ailleurs, les voyageurs du djihad doivent être placés en détention de sécurité aussitôt de retour en Suisse. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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