44e président des Etats-Unis: «Nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur»
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44e président des Etats-Unis«Nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur»

Barack Obama est devenu mardi le 44e président des Etats-Unis. Il a prêté serment devant une immense foule enthousiaste.

Dans son discours d'investiture, il a estimé que l'Amérique était «prête à diriger» de nouveau.

«En ce jour, nous sommes rassemblés car nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, la volonté d'agir en commun plutôt que le conflit et la discorde», a dit M. Obama sur les marches du Capitole, le siège du Parlement, situé devant le Mall, la gigantesque esplanade au coeur de la capitale américaine.

Plus de deux millions de personnes étaient présentes, selon un responsable de la sécurité cité par le «Washington Post». Emues et enthousiastes, elles ont bravé des températures bien au-dessous de zéro degré pour assister à l'investiture historique du premier président noir des Etats-Unis.

Devenu «commander in chief», chef de l'armée américaine, Barack Obama a promis que les Etats-Unis allaient «commencer à quitter l'Irak de façon responsable».

Il s'est aussi engagé à relancer le dialogue avec le monde musulman. «Nous allons rechercher une nouvelle voie en direction du monde musulman, basée sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel», a- t-il déclaré.

Le 44e président des Etats-Unis a prêté serment à 12h05 locales sur la bible d'Abraham Lincoln, son modèle politique. Avant lui, c'est le nouveau vice-président Joe Biden qui a prêté serment.

Des célébrités aux premières loges

Le ton solennel a été ponctué de musique. La célèbre chanteuse de soul Aretha Franklin a notamment interprété la chanson patriotique «America».

Parmi les privilégiés qui ont pu assister à la cérémonie depuis les tribunes, beaucoup de visages célèbres. Ainsi, l'acteur Dustin Hoffman, le cinéaste Steven Spielberg et le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger étaient assis aux premières loges.

Huit mille agents des forces de l'ordre ont été déployés et 32 000 militaires mobilisés ou mis à disposition pour éviter tout débordement. Une bonne partie du centre de Washington est convertie en «forteresse» et interdite aux véhicules particuliers.

Café avec Bush

Dans la matinée, Barack Obama et son épouse Michelle, toute d'or vêtue, sont sortis de la résidence officielle de Blair House pour se rendre en voiture à l'église épiscopalienne Saint-Jean toute proche. Ils y ont assisté à un service religieux.

Le couple présidentiel, qui était accompagné de Joe Biden et de son épouse Jill, s'est ensuite rendu à la Maison Blanche pour un café en compagnie de George W. Bush. Le président sortant a achevé huit années d'un mandat marqué par les attentats du 11 septembre 2001 et les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak.

Les Bush ont ensuite définitivement quitté la Maison Blanche en companie des Obama pour se rendre au Capitole dans un convoi de véhicules blindés.

Dix bals

Après la cérémonie d'investiture, le nouveau président a accompagné son prédécesseur vers un hélicoptère, marquant son départ de Washington. Il a ensuite pris part à un repas avec les membres du Congrès.

Un des moments les plus attendus des célébrations ne devait intervenir que plus tard: le défilé accompagnant, au son des fanfares de tout le pays, Barack Obama à sa nouvelle résidence, un parcours long de 2,7 km entre le Capitole et la Maison Blanche.

Le nouveau président devait terminer sa journée, comme le veut la tradition, sur quelques pas de danse: il était attendu aux dix bals officiels sur les centaines qui sont prévus dans la capitale avec comme invitée spéciale la star du R'n'B Beyoncé Knowles.

Popularité record

L'investiture de Barack Obama est intervenue à un moment où le chômage frappe des millions d'Américains, où l'économie du pays est en berne et où des guerres mobilisent des troupes en Irak et en Afghanistan.

Cependant, le 44e président des Etats-Unis un atout en main: aucun président avant lui n'a entamé son premier mandat avec une telle cote de popularité - 78% selon le dernier sondage Gallup. Ce chiffre contraste fortement avec la cote de George W. Bush au moment où il quitte la Maison Blanche.

(ats)

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