Actualisé 18.04.2011 à 07:25

Journaliste arrêté au Qatar

«Nous avons d'abord cru à une blague»

Reporter sportif à la RTS, Christophe Cerf revient sur l'arrestation dont il a été victime avec son cameraman.

de
Grégory Beaud

Un journaliste sportif de la Radio-télévision suisse (RTS) et son cameraman ont été retenus contre leur volonté durant treize jours au Qatar. Ils sont enfin rentrés vendredi matin à Genève, a annoncé dimanche la RTS. Aucun grief particulier n'avait été retenu contre eux.

20minutes online: Christophe Cerf, comment vous sentez-vous après cette mésaventure?

Christophe Cerf: Ça va. Il y a surtout eu dix heures de stress. Ensuite, nous nous sommes battus contre l'administration. Après la journée d'arrestation, nous avons écumé les bureaux à la recherche d'une autorisation que personne n'était en mesure de nous délivrer.

Comment s'est passé cette arrestation?

Nous étions proches d'une raffinerie où, nous le savions, il était interdit de filmer. Comme nous aurions pu prendre des images à cet endroit, la patrouille a préféré nous arrêter.

La communication a dû être difficile...

Très difficile. On ne comprenait rien à ce qui se passait autour de nous. Nous avons signé une déposition en arabe sans rien comprendre. J'aurais pu vendre un rein sans en avoir conscience.

Etes-vous resté en contact avec votre hiérarchie?

L'arrestation s'est produite le 1er avril. Avec le cameraman, nous étions menottés l'un à l'autre. Nous avons cru à une blague. Ensuite j'ai pu envoyer un SMS à un collègue, qui ne m'a pas cru. Finalement, le pire, c'est que je n'ai pas pu voir d'images de la finale du hockey entre Kloten et Davos (rires).

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