Actualisé 13.11.2018 à 21:09

Genève«Nous avons pris la mesure du choc»

Le Conseil municipal a soumis les magistrats de la Ville à un feu roulant de questions et d'urgences en lien avec le scandale des notes de frais privées.

de
Maria Pineiro
Les conseillers administratifs ont dû répondre à de nombreuses questions concernant leurs notes de frais.

Les conseillers administratifs ont dû répondre à de nombreuses questions concernant leurs notes de frais.

Keystone/Salvatore di Nolfi

Les journées se suivent et se ressemblent pour le Conseil administratif de la Ville de Genève. Elles sont largement consacrées aux suites du rapport dévastateur de la Cour des comptes sur les notes de frais de ses membres.

Mardi soir, la séance du Conseil municipal n'a pas dérogé. Accueillis et hués par un rassemblement de citoyens et fonctionnaires en colère, les membres de l'exécutif n'ont eu d'autre choix que d'y revenir.

Genève: manifestation contre les élus

Mardi, une centaine de personnes ont manifesté leur désapprobation devant la salle où se tenait une séance du Conseil municipal consacrée à la question.

Emotion et colère légitimes

C'est à un grand mea culpa, autant collectif qu'individuel, que les magistrats se sont livrés. Le maire Sami Kanaan a commencé par une longue allocution liminaire. «Nous avons pris pleinement la mesure du choc créé par ce rapport, et notamment par certains cas spécifiques qui y sont cités. Cette émotion, cette colère, sont légitimes», a-t-il solennellement déclaré.

Guillaume Barazzone, Rémy Pagani, puis Esther Alder, principaux mis en cause par l'audit, ont également fait acte de contrition, respectivement en s'excusant «auprès des électeurs», en appelant «à faire notre examen» ou encore s'en voulant «de ne pas avoir agi plus tôt».

Questions et urgences en nombre

Mais ce repentir n'a pas empêché le Municipal de bombarder l'exécutif de questions ayant trait à ses dépenses. Les élus se sont employés, chacun son tour, à revenir sur des éléments parfois déjà détaillés.

Enfin, dans une ambiance de plus en plus chahutée, le délibératif de la ville s'est prononcé sur une trentaine de demandes de traitement en urgence, dont une vingtaine concernait le scandale en cours. La plupart a été acceptée.

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