Vaud: «Nous avons toujours pu avoir un coup d’avance»
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Vaud«Nous avons toujours pu avoir un coup d’avance»

Malgré la fatigue des collaborateurs et un possible boom de nouveaux cas, l’Hôpital de Morges se dit prêt à affronter une 3e vague.

par
Fabio Dell’Anna

«La situation se détend, mais elle n’est pas réglée. On continue de prendre en charge ­quotidiennement des patients Covid», commente le docteur Mikael de Rham, directeur général de l’Ensemble hospitalier de la Côte. Depuis quinze jours, l’Hôpital de Morges est le deuxième établissement du canton de Vaud en matière de patients Covid hospitalisés.

Pour gérer la situation, les équipes ont ouvert quatre unités spéciales avec 85 lits. Aujourd’hui, deux tiers des places Covid restent occupées. Il est impensable à ce stade d’en réduire le nombre. Au contraire, lors de la cellule de crise de Noël, le déploiement d’une 5e unité a déjà été envisagé. La raison? L’arrivée d’une possible troisième vague à la suite de deux menaces qui planent sur les professionnels de santé: l’après-Fêtes avec ses regroupements intergénérationnels, et la présence de la nouvelle souche du coronavirus dont l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a recensé pour l’heure cinq cas en Suisse et au Liechtenstein.

Afin d’éviter une nouvelle recrudescence, tous n’ont qu’un mot à la bouche: l’anticipation. «Nous sommes toujours parvenus à avoir un coup d’avance et disposons d’un plan que l’on peut mettre en œuvre en quelques heures», souligne le directeur général. Pour cela, la direction a aussi renforcé les mesures de sécurité sanitaire au sein de l’hôpital. Même si le taux d’absentéisme chez les employés s’élève actuellement à 6%, il s’agit d’éviter de retrouver les 12% d’il y a un mois.

Prêts à vacciner dès début janvier

L’arrivée du vaccin va bien sûr augmenter la charge de travail pour les équipes de l’Hôpital de Morges. «Nous aurons un centre dans notre établissement, ainsi que des équipes mobiles qui iront dans les EMS», indique le professeur Oscar Marchetti, médecin-chef spécialiste en infectiologie. Pour les collabo­rateurs, «il ne sera pas obligatoire, mais fortement recommandé», précise-t-il.

Genève, Valais, Fribourg et Neuchâtel vaccinent dès ce lundi, mais Vaud attendra le 11 janvier.

Incertitude

La Suisse a reçu mardi passé plus de 100’000 doses du vaccin du duo Pfizer-BioNTech contre le Covid-19. Malgré cela, la situation reste floue. «Le pays devrait en recevoir 250’000 par mois et nous ne savons pas encore si les deux autres vaccins vont être acceptés, confie le professeur Oscar Marchetti. Pour arrêter la circulation du virus, les deux tiers de la population devraient se vacciner.»

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