Actualisé 04.03.2013 à 21:02

Saut à skis«Nous devenons chaque jour un peu plus petits»

Grand chef de la discipline au sein de Swiss-Ski, Berni Schödler s'inquiète pour l'avenir de son sport. Le non des Grisons aux JO n'aide pas.

de
Oliver Dufour, Predazzo
Derrière Simon Ammann, la relève peine à s'imposer en Coupe du monde

Derrière Simon Ammann, la relève peine à s'imposer en Coupe du monde

Pour la première fois depuis Sapporo (Jap) en 2007, l'équipe suisse de saut revient bredouille des Championnats du monde. Derrière le leader, Simon Ammann, qui a peiné à retrouver son meilleur niveau à Val di Fiemme (It) et qui n'ira en principe pas plus loin que les JO de Sotchi, l'an prochain, le fossé est grand. La relève, composée de Gregor ­Deschwanden, Marco Grigoli, Pascal Kälin et du Vaudois Killian Peier, n'a pas encore éclos au plus haut niveau. Chez les dames, les sœurs Windmüller restent loin des meilleures.

Pour Berni Schödler, ça ne s'améliorera pas sans les investissements nécessaires, en particulier dans un tremplin d'entraînement pour l'hiver. «Je ne suis pas satisfait de la situation, peste l'Engadinois. C'est beau que nous puissions venir avec cinq sauteurs chez les garçons, mais c'est triste que nous n'ayons pu aligner une équipe dans le concours mixte (ndlr: dont c'était la première apparition).» Selon lui, le temps presse pour redonner du lustre au saut à skis suisse. «Le train est en marche, et il va vite. Il ne faudrait pas en tomber. Nous devenons chaque jour un peu plus petits, prévient le Grison. Ce n'est pas permis!»

Fervent supporter du projet de candidature olympique de son canton d'origine pour 2022 – balayé dimanche par le peuple –, l'ancien sauteur voyait dans les JO un pas vers de meilleures conditions d'entraînement. «Nous n'avons toujours pas de tremplin d'hiver. La candidature aurait pu aider à déclencher une réaction.» Pas cette fois.

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