Actualisé 24.03.2015 à 10:03

Foot - Nati

«Nous devons gagner et nous gagnerons»

A J-4 de la rencontre contre l'Estonie à Lucerne, Vladimir Petkovic n'est pas vraiment effleuré par le doute.

«Nous voulons gagner. Nous le devons de toute manière. Et nous gagnerons !» Le sélectionneur de l'équipe de Suisse n'a pas peur de voir les choses en grand.

«Même si la Suisse ne possède pas le même réservoir que la France, les attentes élevées qui sont placées en elle sont justifiées, explique-t-il. Cette équipe s'est trouvée après le contrecoup de la Coupe du monde. J'ai, à ma disposition, un cadre de 30, 35 joueurs qui m'offre vraiment des possibilités intéressantes». A l'entendre, Vladimir Petkovic n'imagine pas une seule seconde l'échec dans cette campagne de qualification pour l'Euro 2016 entamée pourtant de la pire des manières avec les deux défaites concédées devant l'Angleterre à Bâle et en Slovénie.

La victoire 4-0 à Saint-Gall le 15 novembre dernier contre la Lituanie a remis la Suisse dans le bon sens de marche. Vendredi à Lucerne, la conquête des trois points sera tout aussi impérieuse qu'à Saint-Gall. «Il s'agira d'un match décisif comme le sera également le prochain, affirme Vladimir Petkovic. Face à l'Estonie, nous devrons évoluer dans le même registre que face à la Lituanie. En espérant ouvrir le score plus vite cette fois». A Saint-Gall, les Suisses avaient dû attendre la 66e minute de jeu pour marquer enfin. «Marquer rapidement est souvent une question de chance, ajoute le sélectionneur. L'important est toutefois de rester fort dans sa tête, de garder son calme».

Deux buts encaissés seulement

Vladimir Pedkovic juge l'Estonie inférieure à la Slovénie mais supérieure à la Lituanie. «Bien sûr, les Estoniens ont lâché deux points à San Marino (0-0). Mais ils ont battu la Slovénie et ils n'ont encaissé pour l'instant dans cette campagne que deux buts. Deux buts inscrits sur des balles arrêtées, souligne-t-il. Cette équipe sait parfaitement défendre. Elle spéculera sur nos erreurs. Elle ne jouera que le contre...»

Pour vendredi, Vladimir Petkovic a son équipe en tête. «Mais il y a trois ou quatre petites choses qui pourraient me faire changer d'avis, glisse-t-il. La concurrence est très relevée. Aucun joueur ne peut se permettre de lever le pied à l'entraînement. Les titulaires se doivent de confirmer leur statut. Ils se doivent de travailler sans relâche pour être meilleur demain».

Breel Embolo ne viendra pas

On le sait, Vladimir Petkovic a attendu vainement vendredi le feu vert de la FIFA au sujet de Breel Embolo avant d'officialiser sa liste des vingt-trois sélectionnés. Depuis le 4 mars, l'ASF a délivré auprès de la FIFA tous les documents nécessaires pour obtenir la qualification de l'attaquant du FC Bâle qui a obtenu son passeport suisse le 19 février dernier. La réponse de la FIFA est toujours pendante.

Contrairement a ce qui a été annoncé, Breel Embolo ne rejoindra pas l'équipe A à Feusisberg si la FIFA devait, ces prochaines heures, statuer favorablement. «Embolo est avec les M21. Il restera avec les M21 quel que soit le dénouement de cette affaire, lâche Vladimir Petkovic. A mes yeux, c'est une question de respect pour les joueurs qui sont ici avec moi à Feusisberg. J'ai bâti une liste de 23 joueurs pour affronter l'Estonie. C'est avec ces 23 joueurs et seulement avec ces 23 joueurs que j'entends travailler». (ats)

Makkelie au sifflet

Le match de vendredi à Lucerne entre la Suisse et l'Estonie sera arbitré par le Néerlandais Danny Makkelie.

Policier de son état, âgé de 32 ans, Makkelie est arbitre Fifa depuis quatre ans. En août dernier, il a établi «un «record des Pays-Bas» en distribuant 13 cartons jaunes lors du match entre ADO La Haye et Feyenoord Rotterdam.

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