interdiction des minarets: «Nous devrions déclarer de telles initiatives invalides»
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interdiction des minarets«Nous devrions déclarer de telles initiatives invalides»

Les initiatives populaires comme celle sur les minarets ou sur l'internement à vie des délinquants très dangereux doivent être invalidées en amont. C'est ce qu'estime le conseiller fédéral Moritz Leuenberger dans le journal «Sonntag».

Le ministre des médias critique aussi le rapport de la SSR avec les sondages.

Moritz Leuenberger précise être clairement opposé à des modifications légales ou constitutionnelles en vue de limiter la démocratie directe. En revanche, il faut intervenir plus souvent, à temps, et scrupuleusement quand les initiatives entrent en conflit avec le droit supérieur.

Le conseiller fédéral a évoqué par exemple l'initiative pour l»Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés dangereux et non amendables» approuvée par le peuple en février 2004. Le ministre de la justice de l'époque Christoph Blocher n'avait pas réussi à la concrétiser, ce qui avait frustré les initiants. Selon Moritz Leuenberger, il serait plus clair et plus correct d'expliquer dès le début que l'initiative n'est pas valable. «La prochaine fois, nous devrions être plus cohérents et déclarer de telles initiatives invalides».

Le socialiste s'est aussi montré critique concernant les sondages réalisés par l'institut gfs.bern pour le compte de la SSR. La Télévision ne devrait pas se caler sur un monopole de ce type en matière de sondages. Selon Moritz Leuenberger, le directeur de l'institut Claude Longchamp exerce de fait un rôle doublement monopolistique. Claude Longchamp a en effet le privilège de pouvoir expliquer le dimanche des votations pourquoi les sondages de son institut n'étaient pas exacts.

Deux plaintes déposées au TF

Deux plaintes ont été déposée au Tribunal fédéral (TF) contre le «oui» à l'initiative interdisant les minarets en Suisse. Lorenz Meyer, président du TF et membre de l'UDC, a confirmé cette information dans un entretien publié par le journal «Sonntag».

Il part du principe que la question des minarets sera également soumise tôt ou tard au TF dans le cas concret d'une demande de permis de construire. Il est possible qu'une partie s'adresse au TF comme dernière instance sur le plan national, précise M. Meyer dans le journal dominical alémanique. (ats/ap)

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