Actualisé 09.10.2017 à 08:58

Catalogne«Nous ferons ce que nous sommes venus faire»

Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont pourrait déclarer l'indépendance de sa région si Madrid n'entame pas un dialogue.

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Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

Six des neuf dirigeants indépendantistes catalans emprisonnés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne vont être transférés dans des prisons de la région. (Lundi 2 juillet 2018)

AFP
L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

L'indépendantiste Quim Torra a finalement renoncé à nommer quatre «ministres» emprisonnées ou exilés depuis la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 29 mai 2018)

AFP
Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

Carles Puigdemont a annoncé d'Allemagne jeudi qu'il renonçait à redevenir le président de la Catalogne et a désigné un nouveau venu en politique, Quim Torra, candidat à sa succession. (Jeudi 10 mai 2018)

AFP

Le dirigeant sécessionniste de la Catalogne a laissé entendre qu'il allait déclarer l'indépendance si Madrid refusait une médiation. Il s'est exprimé à l'approche d'une cruciale séance parlementaire mardi et après un week-end où des centaines de milliers de Catalans ont crié «Basta» dans la rue.

«Nous avons ouvert la porte à la médiation, nous avons dit 'oui' à toutes les possibilités de médiation qui nous ont été présentées. Les jours passent et si l'Etat espagnol ne répond pas de manière positive, nous, nous ferons ce que nous sommes venus faire», a dit Carles Puigdemont dans un entretien avec la télévision publique catalane diffusé dimanche soir.

Le chaud et le froid

Soufflant le chaud et le froid, il avait déjà auparavant promis d'aller de l'avant si le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy n'acceptait pas de négocier un référendum légal, ce que ce dernier n'envisage dans aucun cas de figure.

Mais cette volonté d'indépendance qui va crescendo depuis plusieurs années, divise l'Espagne et la Catalogne elle-même. «Prou! Recuperem el seny» («Assez! Retrouvons la raison»), ont clamé dimanche les opposants à cette sécession, qui représentent près de la moitié des quelque 7,5 millions d'habitants de cette région du nord-est de l'Espagne, grande comme la Belgique.

Selon les organisateurs, ils étaient près d'un million et selon la police municipale, 350'000: des Catalans et des Espagnols venus d'ailleurs ont déferlé dimanche dans le centre de Barcelone pour défendre «l'unité de l'Espagne», à l'issue d'une semaine d'émotion et d'angoisse dans tout le pays. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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