Actualisé 23.01.2015 à 10:29

Genève

«Nous n'avons rien contre les frontaliers»

Un patron genevois a évoqué la possibilité de baisser le salaire de ses employés résidant en France afin de compenser les pertes liées à l'abandon du taux plancher franc-euro. Une manière de provoquer le débat, assure-t-il.

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Un coup de poker menteur. La société genevoise Volailles Importation avait laissé entendre à ses employés frontaliers qu'elle songeait revoir leur salaire à la baisse. La manœuvre devait permettre à l'entreprise de limiter l'impact de l'abandon du taux plancher franc-euro. Unia avait épinglé jeudi ce procédé, illégal. Vendredi, la direction de Volailles Importation cite le général chinois Sun Tzu, pour expliquer sa stratégie: «Tout l'art de la guerre est basé sur la duperie».

Le patron explique ainsi avoir diffusé le document annonçant la future baisse de salaire afin de provoquer le débat. «L'appât était gros et mal dissimulé. Certains alevins se sont dépêchés de l'avaler. Maintenant il va falloir le digérer», écrit-il dans un communiqué. Et de poursuivre: «Nous n'avons rien contre les frontaliers, contre les syndicats ou contre le politique et nous travaillons tous ensemble, mais maintenant un débat nécessaire et urgent est lancé et aux professionnels du débat de s'en emparer.»

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Depuis la fin du taux plancher, faire ses achats dans la zone euro est devenu particulièrement attrayant. De quelle(s) façon(s) allez-vous en profiter?

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