Concert interrompu à Berne: «Nous ne couperons pas nos dreadlocks»

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Concert interrompu à Berne«Nous ne couperons pas nos dreadlocks»

S’il se dit ouvert à la discussion sur l’appropriation culturelle, le groupe de reggae Lauwarm, dont le concert à la Brasserie Lorraine à Berne a été stoppé net, regrette néanmoins les dérapages. Soutenus par les milieux de droite, les musiciens ont aussi reçu le soutien de Jamaïcains.

Certains membres du groupe portent des dreadlocks.

Certains membres du groupe portent des dreadlocks.

Instagram/Capture d’écran

L’annulation du concert du groupe de reggae Lauwarm, le 18 juillet à Berne, a provoqué l’indignation de beaucoup, mais a également déclenché un débat sur l’appropriation culturelle. Dans un entretien au «SonntagsBlick», le chanteur Dominik Plumettaz estime qu’il est important de discuter de ce sujet, mais que le débat a parfois dérapé. «Beaucoup ne savent pas de quoi il s’agit en matière d’appropriation culturelle. Cela a conduit à des commentaires tout sauf décents, offensant les personnes qui prennent le sujet au sérieux», déclare-t-il.

Le chanteur dit comprendre que certaines personnes soient gênées par le fait que des Blancs portent des dreadlocks. «Mais nous avons aussi reçu des retours positifs directement de la Jamaïque: ils sont tout à fait d’accord avec le fait que les membres de notre groupe portent des dreadlocks», ajoute Dominik Plumettaz. Ainsi, les musiciens du groupe Lauwarm ne couperont pas leurs dreadlocks. «Nous nous considérons comme un groupe qui s’inspire de différentes cultures. Nous nous identifions aussi à des messages comme «Cela n’a pas d’importance que tu sois noir ou blanc.»

(cle)

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