Genève: «Nous ne laissons jamais un animal sans nourriture»

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Genève«Nous ne laissons jamais un animal sans nourriture»

Les ambulanciers gèrent au cas par cas les animaux des personnes
hospitalisées, en l'absence d'une directive générale.

par
Lucie Fehlbaum
Le chien dOlivier aurait dormi à la fourrière ou à la SPA si un membre de sa famille n'avait pu s'en occuper. Mais son maître est vite rentré.

Le chien dOlivier aurait dormi à la fourrière ou à la SPA si un membre de sa famille n'avait pu s'en occuper. Mais son maître est vite rentré.

DR

Olivier, un Genevois de 69 ans, a eu une bonne surprise dans son malheur alors qu'il venait de faire un malaise, lundi passé. S'apercevant de la présence du chien familial, l'ambulancière dépêchée sur place s'est inquiétée illico de son bien-être et surtout, de sa prise en charge. «Je ne savais pas qu'ils veillaient au soin des animaux. Je me suis demandé où ils l'auraient placé si j'avais été seul, et hospitalisé.»

De l'eau et de la nourriture

Cela dépend du service ambulancier. Le 144 n'émet pas de directive sur le sujet. «Nous voyons avec la famille ou le voisinage. Nous ne laissons jamais un animal sans eau ni nourriture, notamment par ces grandes chaleurs, explique Sébastien Rodriguez, responsable d'exploitation des ambulances Odier. Sinon, nous appelons la police, s'il s'agit d'un chien. Ou les pompiers, si l'animal est plus exotique.» (lire ci-contre)

Chiens sous bonne escorte

Une patrouille de police, voire la brigade des chiens si l'animal est apeuré ou agressif, achemine alors le chien à la fourrière cantonale. Le propriétaire en est informé. «Nous ne sommes que les chauffeurs de l'animal, précise Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police. La fourrière s'occupe de nourrir, loger et éventuellement soigner l'animal.» Le service intervenu chez Olivier privilégie les associations. «On voit au cas par cas. S'il y a un chat, on peut laisser de l'eau. Si personne ne peut s'occuper de l'animal on appelle la SPA ou SOS chats. Même sans directive, cela fait partie du métier.»

Les sapeurs-pompiers à la rescousse de toutes les bêtes

En cas de présence d'animal exotique, le service d'incendie et de secours (SIS) est plus à même d'intervenir. «Si une personne n'a pas de famille ou n'est pas en état de donner des indications sur la prise en charge de son animal, nous contactons des spécialistes», indique le Commandant Schumacher. Le centre ornithologique de réadaptation ou le vivarium prennent vite le relais, le SIS ne pouvant garder les bêtes que quelques heures. En général, on parle de serpents, d'oiseaux ou de tortues mais «nous avons déjà géré un kangourou.»

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