Actualisé 02.10.2008 à 18:00

Fumée

«Nous ne sommes ni des amateurs ni des ayatollahs»

Pierre-François Unger a sorti l'artillerie lourde pour répondre aux accusations après la levée de l'interdiction de fumer par la justice.

de
Giancarlo Mariani

«Nous n'avons pas élaboré un règlement sans base légale à toute vitesse sur un coin de table», a réfuté jeudi Pierre-François Unger. Habituellement réservé, le ministre de la Santé et de l'Economie a sorti la grosse artillerie pour répondre aux attaques. Celles-ci se sont multipliées contre le ministre et le gouvernement depuis qu'ils ont été sommés par le Tribunal fédéral de lever l'interdiction de fumer dans les lieux publics, en vigueur depuis le 1er juillet.

«Notre décision était fondée sur un avis de droit élaboré par les juristes de la Chancellerie. Cet avis, qui a été transmis au Conseil d'Etat cinq mois avant la votation, précisait notamment qu'un règlement à durée déterminée pouvait s'appliquer en attendant qu'une loi formelle soit votée par le Grand Conseil. Je reconnais qu'il existait un petit risque législatif. Mais entre l'application d'un règlement transitoire et la santé de nos concitoyens, nous n'avons pas hésité longtemps.»

Pour enfoncer le clou, le ministre rappelle qu'aucune sanction pénale n'a été prise depuis l'application du règlement. «Seules des sanctions administratives ont été prononcées. Bien entendu nous respectons le fait d'être cassés par le Tribunal fédéral, mais il fallait agir rapidement. Nous avons sans doute sauvé des vies», conclut le ministre, qui rappelle que 79,2% des Genevois ont accepté l'initiative.

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