Actualisé 25.12.2014 à 21:49

Etats-Unis-Corée du Nord«Nous pensions que ça n'arriverait jamais»

La comédie «L'interview qui tue!» sur un complot d'assassinat du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est désormais visible dans quelques centaines de salles obscures aux Etats-Unis.

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07.07.2016 La Corée du Nord a estimé vendredi que les sanctions financières prises la veille par Washington contre Kim Jong-Un équivalaient à une «déclaration de guerre».

07.07.2016 La Corée du Nord a estimé vendredi que les sanctions financières prises la veille par Washington contre Kim Jong-Un équivalaient à une «déclaration de guerre».

AP/Wong Maye-e
06.07.2016 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions financières contre le leader nord-coréen Kim Jong-Un pour violations des droits de l'homme.

06.07.2016 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions financières contre le leader nord-coréen Kim Jong-Un pour violations des droits de l'homme.

epa/Kcna
02.06 Le communiqué publié par l'ONU mercredi condamne les deux tirs d'avril ainsi que celui conduit mardi qui s'est soldé par un nouvel échec.

02.06 Le communiqué publié par l'ONU mercredi condamne les deux tirs d'avril ainsi que celui conduit mardi qui s'est soldé par un nouvel échec.

Kcna

«Nous pensions que ça n'arriverait jamais», a déclaré Seth Rogen, co-réalisateur et l'une des têtes d'affiche de la comédie lors d'une séance nocturne mercredi, l'une des toutes premières pour le long-métrage, dans un cinéma indépendant de Los Angeles.

Son co-réalisateur Evan Goldberg, également présent lors de cette apparition surprise, a remercié les spectateurs d'avoir fait le déplacement: «Le fait qu'il soit projeté ici et que vous tous, les mecs, soyez venus...», «putain, c'est super génial», a déclaré M. Rogen, terminant la phrase de son compère.

«Nous voulions simplement vous remercier. Sans des cinémas comme celui-ci et sans des gens comme vous les mecs, ça ne serait pas arrivé», a ajouté Seth Rogen, selon des vidéos postées sur YouTube par plusieurs spectateurs.

Sortie limitée

Les grandes chaînes de cinéma américaines avaient toutes annoncé la semaine dernière qu'elles renonçaient à projeter la comédie à la suite des menaces proférées par des pirates informatiques. Cette décision avait contraint le studio Sony Pictures Entertainment (SPE) à annuler la sortie au cinéma, prévue le 25 décembre aux Etats-Unis après avoir été retardée une première fois.

Acteurs et réalisateurs avaient dénoncé une grave atteinte à la liberté d'expression. De nombreux parlementaires avaient regretté cette décision de SPE et le président américain Barack Obama avait qualifié cette reculade d'«erreur».

Mardi, le studio a finalement changé de posture en autorisant une sortie limitée - environ 300 cinémas ont prévu de projeter le film selon les médias américains, contre 2500 initialement - et en le rendant accessible dès mercredi soir, moyennant finances, sur plusieurs plates-formes internet et un site dédié (www.seetheinterview.com).

Piratage massif

Ce n'était au départ qu'une simple comédie américaine mettant en scène James Franco et Seth Rogen en journalistes de télévision qui obtiennent une interview avec Kim Jong-un. C'est alors que la CIA s'en mêle et les charge de tuer le jeune leader nord-coréen.

Le film a tellement irrité le régime de Pyongyang qu'il aurait commandité un piratage informatique massif de SPE avec un chantage à la clef. C'est ce qu'a affirmé la police fédérale américaine, le FBI, la semaine dernière.

L'incident révélé le 24 novembre avait été revendiqué par un groupe de pirates «Guardians of the Peace» (GOP), exigeant du studio de cinéma qu'il annule la sortie du film. Ces hackers avaient notamment menacé de s'en prendre aux salles de cinéma qui projetteraient la comédie.

Le régime communiste nie être impliqué dans ce piratage au cours duquel les données personnelles de 47'000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées. Mais il en a loué les auteurs. (ats)

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