Massacre d'Orlando: «Nous savions qu'il tirerait jusqu'à ce qu'il soit tué»
Actualisé

Massacre d'Orlando«Nous savions qu'il tirerait jusqu'à ce qu'il soit tué»

Le tueur d'Orlando, d'origine afghane mais né à New York, a expliqué aux personnes barricadées dans les toilettes qu'il voulait que l'Amérique arrête de bombarder son pays.

1 / 51
L'épouse d'Omar Mateen, l'auteur de la tuerie d'Orlando qui a fait 49 morts, a été déclarée non coupable vendredi d'avoir aidé son mari à perpétrer le pire attentat commis aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre. (Vendredi 30 mars 2018)

L'épouse d'Omar Mateen, l'auteur de la tuerie d'Orlando qui a fait 49 morts, a été déclarée non coupable vendredi d'avoir aidé son mari à perpétrer le pire attentat commis aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre. (Vendredi 30 mars 2018)

AFP
Des visiteurs rendent hommage aux victimes de la boîte de nuit du «Pulse», à Orlando, un an après la tuerie (Lundi 12 juin 2017).

Des visiteurs rendent hommage aux victimes de la boîte de nuit du «Pulse», à Orlando, un an après la tuerie (Lundi 12 juin 2017).

AFP
La cour fédérale d'Oakland, où Noor Salman a comparu et plaidé non coupable de complicité avec son mari. (Mercredi 18 janvier 2017)

La cour fédérale d'Oakland, où Noor Salman a comparu et plaidé non coupable de complicité avec son mari. (Mercredi 18 janvier 2017)

Keystone

«Tout le monde pouvait l'entendre parler au 911 (numéro d'urgence Ndlr), et dire que la raison pour laquelle il faisait cela c'était parce qu'il voulait que l'Amérique arrête de bombarder son pays», a rapporté Patience Carter lors d'une conférence de presse à l'hôpital d'Orlando.

«Et dans sa conversation, il a plaidé allégeance à l'EI», le groupe jihadiste Etat islamique, a ajouté la jeune femme, blessée notamment à la jambe lors de la tuerie qui a fait 49 morts et 53 blessés.

«Nous baignions dans notre sang»

«Et après, il a nous parlé directement dans les toilettes, il a dit est-ce qu'il y a des gens noirs ici?», a rapporté Mme Carter, elle-même noire.

«J'avais trop peur de lui répondre, mais un homme afro-américain dans la cabine des toilettes a répondu et a dit oui, nous sommes six ou sept . Et l'homme armé a répondu à son tour disant que vous savez je n'ai pas de problème avec les Noirs, ça concerne mon pays».

A partir de ce moment-là, «son motif était très clair pour nous, qui baignions dans notre sang. (...) Nous savions qu'il n'allait pas arrêter de tirer jusqu'à ce qu'il soit tué et que son message sorte d'ici», a affirmé Patience Carter.

Snipers

La jeune femme a aussi raconté que le tueur lourdement armé ne voulait pas «entendre les téléphones sonner ou le son des textos». «A chaque fois qu'un téléphone sonnait ou qu'on entendait un texto, il disait d'où ça vient? arrêtez! ».

Avant l'assaut par la police d'élite du SWAT, il a encore «fait une déclaration disant que la police va venir nous attaquer mais c'est bon on a des snipers dehors ». (afp)

Ton opinion