Rayane M’Zouri, «RAMDAM»: «Nous voulons couvrir toutes les disciplines artistiques»

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Rayane M’Zouri, «RAMDAM»«Nous voulons couvrir toutes les disciplines artistiques»

Coanimateur de «RAMDAM», la nouvelle émission culturelle de la RTS, Rayane M’Zouri promet de montrer tout ce qui se fait en Suisse romande.

par
Julienne Farine

Élitiste et barbante la culture à la télévision? Absolument pas, répond Rayane M’Zouri qui, en compagnie de la journaliste Joëlle Rebetez, s’est donné pour mission de promouvoir et de mettre en avant la culture en Suisse romande. Le comédien de 24 ans est en effet l’un des deux animateurs de «RAMDAM», qui prend la place laissée vacante par «La puce à l’oreille», chaque jeudi en deuxième partie de soirée sur RTS1. Le premier numéro, dans lequel il sera question de «Cyrano de Bergerac», sera diffusé le 4 mars 2021.

Qu’est-ce que «RAMDAM»?

C’est la toute nouvelle émission culturelle de la RTS et c’est un pari qui est lancé. Nous voulons mettre en avant les artistes émergents, les lieux culturels et toute la production culturelle en Suisse romande. Notre but est d’aller partout. Nous sommes en caméra embarquée, il n’y a pas de plateau.

En quoi est-elle différente des autres émissions culturelles?

Nous voulons aborder et couvrir toutes les disciplines artistiques: du rap à la danse, en passant par l’art plastique, l’architecture, l’opéra et le théâtre. En général, les émissions culturelles en Suisse montrent plutôt ce qui est élitiste, comme la danse, le théâtre et l’opéra, alors qu’il y a beaucoup plus de choses que ça. On peut aussi parler de rock, de metal, de rap. Nous allons essayer de varier tout ça en ayant toujours un plat principal qui est un documentaire, une production audiovisuelle, un film ou une recréation.

Quel public visez-vous?

Nous visons les 28-40 ans, mais nous espérons élargir en partant de la base, donc de tendre vers les personnes de 20 ans. Nous avons envie de couvrir certains aspects culturels comme les musiques urbaines, le hip-hop, certaines choses qui ont un peu été mises de côté en Suisse romande. Nous aurons aussi des capsules digitales pour un public qui se connecte sur les réseaux sociaux. Elles pourront être vues sans avoir regardé l’émission. Nous appelons ça «le petit dessert». Sur une thématique abordée, nous allons essayer de trouver un angle, un artiste ou un portrait en plus. Avec cette capsule digitale, nous souhaitons casser les clichés.

Vous n’êtes pas animateur. Comment êtes-vous arrivé à la présentation de «RAMDAM»?

À la base, j’ai une formation de comédien, j’ai fait des études et j’ai un peu vagabondé. J’ai rencontré ma copine, qui est Genevoise, à Paris et six mois après notre rencontre, il y a deux ans, je me suis installé à Genève. Lors du premier confinement, la RTS avait fait un appel à projets et ma compagne, qui est rédactrice en chef du magazine Go Out!, y a pris part. Nous avons monté une vidéo de 11 minutes pour montrer comment nous pouvions produire une émission culturelle avec nos moyens. La RTS a beaucoup apprécié, mais nous n’avions pas les épaules pour produire une émission d’une heure et demie par semaine. Finalement, le chef de l’unité culture nous a dit qu’il y aurait un casting pour la présentation, j’y ai participé et j’ai été pris.

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