Actualisé 30.12.2019 à 06:10

Sauvetage des faons«Nous voulons garantir une efficacité de 100%»

Inspirés par ce qui se fait ailleurs en Suisse romande, les bénévoles sauveteurs de faons de la région du Chasseral (BE) veulent acquérir un drone à caméra thermique.

de
Yannick Weber
Dans le Val-de-Travers (NE), des drones sont également déjà disponibles pour sauver les animaux.

Dans le Val-de-Travers (NE), des drones sont également déjà disponibles pour sauver les animaux.

Le Matin

Le chiffre montre l'ampleur du problème: chaque année, ce sont entre 3'000 et 4'000 faons qui sont tués dans les champs lors du passage des faucheuses des agriculteurs en Suisse. Un peu partout, des bénévoles s'activent, en collaboration avec les propriétaires des champs, pour limiter les pertes. Dans la région du Chasseral, dans le canton de Berne, l'équipe qui s'y attelle y va encore «à l'ancienne». «La veille du passage des faucheuses, on parcourt les champs et on cherche à créer un dérangement visuel et olfactif pour faire en sorte que les chevrettes quittent les lieux avec leurs petits pendant la nuit», explique Pascal Chatelain, du groupe Sauvetage faons Chasseral.

La méthode permet de réduire le nombre d'animaux amenés à vivre un triste sort, mais ne permet pas d'en sauver la totalité. «Nous voulons garantir une efficacité de 100%», ambitionne-t-il. Et pour ce faire, la méthode est toute trouvée. «Nous cherchons à acquérir un drone muni d'une caméra thermique. Ces machines sont faites exprès pour cela: avant la fauche, il détecte la présence d'animaux, puis nous allons placer un repère pour que la faucheuse évite la zone», détaille-t-il.

Le dispositif a déjà fait ses preuves ailleurs. La Fondation Sauvetage Faons Vaud détient déjà une dizaine de drones et collabore entre autres avec Prométerre et avec le Direction générale de l'environnement. A Genève, la Fédération cynégétique genevoise et AgriGenève travaillent ensemble pour survoler les champs au petit matin, après avoir obtenu une autorisation de vol.

Soutiens variés selon les cantons

Mais dans le canton de Berne, le soutien est plus mince et les sections locales de bénévoles comptent seulement sur les dons. A Courtelary, la section locale a obtenu, grâce à un financement participatif, à récolter les fonds suffisants pour acheter un drone. C'est donc ce qu'a décidé de faire Pascal Chatelain également, qui a déjà récolté plus de 5'000 francs. «Nous espérons pouvoir y arriver pour mars, afin de pouvoir nous entraîner au pilotage du drone pour être prêts pour la saison, qui a lieu en mai et juin», dit-il.

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