Afrique du Sud : Nouveau débrayage dans une mine

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Afrique du Sud Nouveau débrayage dans une mine

Quelque 15'000 mineurs sud-africains ont à nouveau débrayé lundi dans une mine d'or proche de Johannesburg dans un climat social toujours tendu par le bras de fer qui se poursuit à la mine de Marikana.

Une nouvelle grève minière a éclaté lundi.

Une nouvelle grève minière a éclaté lundi.

Le travail a cessé à la mine d'or KDC exploitée à plus de 3000 mètres de profondeur par le groupe Gold Fields dans la banlieue de Johannesburg.

C'est le secteur Ouest qui est touché, quatre jours après une première grève sauvage affectant les puits Est de cette mine de 27'000 salariés, où la direction du principal syndicat, le NUM (National Union of Mineworkers) est contestée, pour une obscure affaire de cotisation «obsèques».

«Ils réclament un changement à la tête de la section du NUM. Ils revendiquent aussi une baisse des prélèvements sur le salaire», a expliqué Sven Lunsche, un porte-parole de Gold Fields. Le groupe, coté à Johannesburg et New York, est le deuxième producteur local d'or, et quatrième mondial.

Dimension politique en progression

Cette agitation sociale, qui ne prête pas à conséquence en temps ordinaire, a pris une tournure inquiétante alors que les efforts pour obtenir la reprise du travail à Marikana restent vains, un mois jour pour jour après le début de la grève.

Les craintes suscitées par l'incapacité du NUM à canaliser le mécontentement sont redoublées par la coloration de plus en plus politique prise par le conflit.

A Marikana, où la contestation du NUM a aussi été l'étincelle qui a déclenché la grève sauvage, encouragée par le petit syndicat dissident AMCU (Association of mine workers and construction unions), seuls 6,34% des mineurs ont embauché lundi.

Chants hostiles au président Zuma

Près de 10'000 mineurs selon la police ont formé un cortège pour marcher sur une mine du site Eastern Platinum, dont les travailleurs n'étaient pas en grève. Ils chantaient à tue-tête des refrains hostiles au président Jacob Zuma.

Le groupe britannique Lonmin est propriétaire de ce site d'extraction et de traitement du platine, où 44 personnes ont trouvé la mort en août, dont 34 grévistes tués par la police le 16, et dont les derniers ont été inhumés samedi au Cap oriental, leur région d'origine au sud du pays.

La colline, où a eu lieu ce qui s'apparente de plus en plus à une massive bavure policière, est devenu le point de ralliement quasi- quotidien des foreurs en grève qui réclament toujours un triplement de leurs salaires à 12'500 rands (1440 francs).

Mercredi soir, un «accord de paix» avait été conclu entre la direction et syndicats, mais rejeté par l'AMCU. Des négociations salariales qui devaient démarrer lundi ont été ajournées après que l'AMCU a annoncé son retour à la table des négociations, selon Lonmin. (ats)

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