Paris: Nouveau décès suspect d'un bébé dans un hôpital
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ParisNouveau décès suspect d'un bébé dans un hôpital

Un nourrisson de six mois est mort vendredi à Paris, victime d'une erreur humaine présumée dans le réglage de sa perfusion.

Cet incident survient après plusieurs décès qui ont suscité une polémique sur le fonctionnement de la médecine publique.

L'enfant est décédé à l'hôpital Necker de Paris, où il avait été transféré après avoir été soigné depuis début septembre dans un établissement de pédiatrie en région parisienne, a indiqué samedi le ministère de la santé dans un communiqué, évoquant une «suspicion d'erreur».

Selon les premières conclusions de l'enquête, l'accident serait dû à un «mauvais réglage du débit de la pompe à perfusion de l'enfant, survenu au moment du changement de cette dernière» jeudi à l'hôpital orthopédique de Bullion, dans les Yvelines, précise le texte.

Le ministère, qui ne précise pas pour quel mal l'enfant était soigné, indique encore que la justice a été saisie et que la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales a «immédiatement été envoyée» sur place pour enquêter. La ministre de la santé Roselyne Bachelot «a adressé ses condoléances profondément attristées aux parents de l'enfant», selon le communiqué.

Critiques

Un petit garçon de trois ans est décédé le 24 décembre à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, où il avait été admis pour une angine pour laquelle une infirmière lui aurait administré par erreur du chlorure de magnésium.

La direction des hôpitaux de Paris a reconnu samedi que le drame s'était produit à la suite d'une erreur d'acheminement du médicament jusqu'au service concerné. L'infirmière fautive a été inculpée d'homicide involontaire.

Le 29 décembre, un homme de 57 ans, victime d'un malaise cardiaque dans la banlieue de Paris, est à son tour décédé après avoir dû patienter six heures faute de lit disponible dans un service de réanimation, selon les services d'urgence.

Ces décès ont suscité une vive polémique, à quelques semaines de l'examen au parlement d'un projet de loi sur la médecine hospitalière, et alors que la politique du gouvernement dans ce domaine est de plus en plus contestée par les organisations de personnels médicaux et par des responsables d'établissement qui mettent en cause le manque de moyens et les restrictions budgétaires. (ats)

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