Politique: Nouveau départ au gouvernement japonais

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PolitiqueNouveau départ au gouvernement japonais

Après la démission du ministre de l'industrie la semaine passée, c'est le ministre japonais de la justice qui a quitté son poste.

Shinzo Abe a immédiatement décidé de remplacer Katsuyuki Kawai (photo) par une femme, Masako Mori (55 ans).

Shinzo Abe a immédiatement décidé de remplacer Katsuyuki Kawai (photo) par une femme, Masako Mori (55 ans).

Keystone

Le ministre japonais de la justice a présenté jeudi matin sa démission, emporté par un scandale lié aux activités politiques de son épouse. Il s'agit du deuxième départ en une semaine d'un membre du gouvernement de Shinzo Abe.

Katsuyuki Kawai a expliqué aux journalistes avoir décidé de renoncer à ses fonctions après un article du magazine «Shukan Bunshun» affirmant que sa femme sénatrice, Anri Kawai, avait violé la loi électorale en offrant à des membres de son équipe de campagne des rémunérations excédant le plafond autorisé.

Katsuyuki Kawai a affirmé qu'il ignorait les faits reprochés à son épouse, mais qu'il a préféré quitter son poste pour éviter les répercussions sur le fonctionnement de son ministère. Selon la chaîne publique NHK, Shinzo Abe a immédiatement décidé de le remplacer par une femme, Masako Mori (55 ans).

Départ du ministre de l'industrie

La semaine passée, le ministre de l'industrie, Isshu Sugawara, avait démissionné après avoir été accusé par les médias d'avoir offert à des électeurs de l'argent et des cadeaux, en violation de la loi. Il a été remplacé par Hiroshi Kajiyama, qui avait été chargé de la revitalisation des régions et des réformes réglementaires dans un précédent gouvernement Abe.

Bien qu'ayant le titre de ministre de l'économie, de l'industrie et du commerce, il n'est pas au coeur des importantes négociations commerciales du Japon, ni des questions purement économiques et budgétaires.

Depuis son premier passage au pouvoir en 2007, Shinzo Abe a été forcé de se séparer de nombreux ministres pris dans des affaires de clientélisme ou de financement occulte. Lui-même avait dû partir en 2008, éclaboussé par ces scandales à répétition et une santé dégradée, avant de revenir au pouvoir fin 2012. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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