Actualisé 21.12.2016 à 08:03

Corée du Sud

Nouveau feuilleton dans le scandale de corruption

Le parti conservateur au pouvoir en Corée du Sud était menacé de scission mercredi à cause de la destitution de la présidente Park Geun-Hye.

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L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

L'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi en appel à 25 ans de prison pour corruption. (Vendredi 24 août 2018)

AFP
Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Park Geun-hye a déposé devant la justice de son pays un document par lequel elle renonce à faire appel de sa condamnation. L'ancienne présidente a pris 24 ans de prison pour corruption. (16 avril 2018)

Keystone
Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Park Geun-hye a été condamnée à 24 ans de prison. Elle a été reconnue coupable de corruption, abus de pouvoir et de coercition. (Vendredi 6 avril 2018)

Keystone

Plus de 30 députés hostiles à Mme Park ont promis de quitter le Saenuri, accusant sa direction actuelle de refuser de se réformer en dépit de la crise politique qui a valu à la présidente d'être destituée le 9 décembre par l'Assemblée nationale.

«Nous sommes parvenus à la conclusion qu'une réforme des conservateurs via le parti Saenuri est impossible», a déclaré à la prese Yoo Seung-Min, avocat et «dissident» de premier plan.

Une telle scission compliquerait aussi une éventuelle candidature du secrétaire général de l'ONU sortant Ban Ki-moon, dont les observateurs s'attendaient largement à ce qu'il porte les couleurs du Saenuri sur un programme de centre-droit.

Les dissidents ont annoncé le départ de 35 députés le 27 décembre, ajoutant qu'ils espéraient en convaincre d'autres d'ici là.

Si ces départs se concrétisent, le Saenuri n'aurait plus que 90 sièges environ sur 300 à l'Assemblée nationale, derrière le Parti démocratique, principale formation de l'opposition.

Confidente de l'ombre

Ces députés rebelles avaient joint leur voix à celles de l'opposition pour voter la destitution de Mme Park.

Mme Park est accusée de complicité avec son amie de 40 ans Choi Soon-Sil, qui est jugée pour extorsion.

La confidente de l'ombre est accusée d'avoir extorqué de fortes sommes d'argent à des conglomérats comme Samsung.

Mme Park est également accusée d'avoir ordonné à ses collaborateurs de transmettre des documents officiels à son amie, qui n'avait ni fonction officielle ni les autorisations de sécurité nécessaires.

La motion de destitution doit encore être validée par la Cour constitutionnelle, qui dispose pour trancher d'un délai de 180 jours.

Si le départ de Mme Park est entériné, des élections devront se tenir dans un délai de 60 jours. Une présidentielle anticipée pourrait avoir lieu dès la fin mars et une scission réduirait nettement les chances d'un candidat du Saenuri. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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