Actualisé 15.09.2007 à 17:56

Nouveau succès populaire pour la Techno Parade à Paris

PARIS - La longue chenille musicale et colorée de la 9e Techno Parade a parcouru samedi après-midi les rues de Paris sous le signe du développement durable, attirant plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une ambiance toujours festive.

Quelque 50.000 personnes, selon la police, 500.000 pour les organisateurs, ont arpenté le bitume. «Nous ne nous expliquons pas un tel décalage entre les chiffres officiels et ce que nous constatons sur le terrain», ont déclaré à l'Associated Press Sophie Bernard et Christophe Vix, directrice et président de l'association Technopol, tous deux parlant de «la parade de tous les records».

La ministre de la Culture Christine Albanel, la maire du XVIIe arrondissement et candidate de la droite aux municipales 2008 Françoise de Panafieu, ainsi qu'Yves Contassot, adjoint au maire de Paris en charge de l'environnement, figuraient dans le carré de tête de la parade à son démarrage, devant la presse, avant de s'éclipser discrètement au profit du DJ star David Guetta. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, rejoignait pour sa part la parade pour quelques minutes, peu avant 16h, après avoir fait un tour à la Fête de l'Huma.

Du côté des «teufeurs», 25 chars, dont la procession était ouverte par deux gigantesques poubelles jaunes motorisées, en référence au tri sélectif des ordures, ont roulé depuis et jusqu'à la place de la Bastille, où Joachim Garraud et David Guetta mixaient encore après 19h sur le char Technopol Invader 01 alors que des grappes de jeunes se déhanchaient autour de la colonne de Juillet.

La musique électronique et toutes les sous-catégories qu'elle représente aujourd'hui ont ainsi donné le la, comme derrière le char (house et breakbeat) des... Jeunes agriculteurs (JA). Ils ont semé dans la foule, et au nom de la biodiversité, des sachets de graines de laitue «Blonde de Paris», en tentant d'expliquer qu'»agriculteur ne rime pas avec pollueur».

La Techno Parade qui souflera l'an prochain ses dix bougies a été marquée pour cette édition par la visibilité du mouvement «Tecktonik», né dans une discothèque de la région parisienne, et qui se veut une réponse à l'omniprésence de la culture hip-hop dans les cultures urbaines. «Nous voulons faire danser tout le monde sans distinction, en mêlant électro-house, jump style et hard style», a expliqué à l'AP Alexandre Barouzdin, fondateur du mouvement il y a sept ans avec Cyril Blanc.

Pour les profanes, les adeptes du genre sont particulièrement identifiables à leur look sophistiqué, marques griffées à l'appui et coiffure en crête, maintenue à grand renfort de gel coiffant ultra-fixant.

Egalement issues de ce nouveau mouvement, les «dance battles» proposées par une chaîne de magasins de baskets sur une scène de la Bastille, où le chic du chic consistait, par équipe, à s'opposer par danse interposée à coup de hip-hop et «Tecktonik». Les «sneakers people», tous dingues de marques de baskets, s'en donnaient encore à coeur joie en début de soirée. (ap)

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